Assemblée nationale

Budget 2027 : la commission des Finances vote une hausse de 20 % pour les enseignants

Un amendement de La France insoumise revalorisant de 20 % la rémunération des enseignants a été adopté en commission des Finances. Il doit encore être examiné dans l’hémicycle, dans un contexte budgétaire incertain.

Budget 2027 : la commission des Finances vote une hausse de 20 % pour les enseignants
©Illustration IA Mathilde Corvisier / delitsdopinion.com

La commission des Finances de l’Assemblée nationale a adopté, jeudi, un amendement porté par La France insoumise visant à augmenter de 20 % la rémunération des enseignants. Le vote intervient dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances pour 2027. À ce stade, cette adoption ne modifie pas encore les crédits définitivement attribués à l’Éducation nationale : l’amendement doit être discuté en séance publique, puis s’inscrire dans la suite de la procédure budgétaire.

Un amendement défendu au nom de l’attractivité du métier

Le député Paul Vannier, qui a défendu la mesure, a expliqué qu’elle devait compenser les effets du gel du point d’indice intervenu sous les précédents quinquennats et poursuivi depuis le premier quinquennat d’Emmanuel Macron. Selon lui, cette revalorisation répond à la question du niveau de vie des enseignants et à la difficulté de recruter suffisamment de candidats.

Paul Vannier a également soutenu que les débuts de carrière dans l’enseignement se situaient autour du niveau du Smic. Il a relié cette situation à la capacité de l’Éducation nationale à attirer des étudiants et à pourvoir les postes nécessaires. La hausse proposée est donc présentée par les députés qui la soutiennent comme une mesure portant à la fois sur le pouvoir d’achat et sur le recrutement.

Le rapporteur des crédits de l’Éducation nationale s’y oppose

Le rapporteur des crédits de l’Éducation nationale, le député RN Anthony Boulogne, a voté contre l’amendement. Il a reconnu que la rémunération constituait un enjeu pour l’attractivité de la profession, tout en estimant qu’une progression de 20 % appliquée sur un seul exercice budgétaire ne pouvait pas être financée. Son opposition porte ainsi sur le coût immédiat de la mesure et sur son intégration dans le budget annuel.

« La hausse de la rémunération des enseignants, c’est un sujet essentiel pour l’attractivité du métier », a déclaré Anthony Boulogne.

Le vote en commission met donc en évidence deux approches : La France insoumise défend une revalorisation rapide, au nom des conditions matérielles d’exercice et de l’attractivité du métier ; le rapporteur RN conteste la possibilité de la financer dans le cadre d’un seul projet de loi de finances. La commission n’a pas fourni, dans les éléments rapportés, le détail du scrutin ni la répartition des voix entre les groupes.

Une adoption encore soumise à la séance publique

Comme les autres amendements retenus en commission, celui-ci doit désormais être examiné par l’ensemble des députés en séance publique. Son adoption en commission ne préjuge donc pas de son maintien dans le texte final. Le gouvernement et les groupes parlementaires pourront encore défendre, modifier ou écarter cette disposition au cours de la discussion dans l’hémicycle.

ÉtapeSituation
Commission des FinancesAmendement adopté
Séance publiqueExamen encore à venir
Projet concernéProjet de loi de finances pour 2027

La suite de la discussion dépendra également du sort réservé à la première partie du projet de budget, consacrée aux recettes. Si cette partie était rejetée, les députés ne poursuivraient pas l’examen du volet consacré aux dépenses. La mesure sur les salaires des enseignants pourrait alors ne pas être débattue dans les mêmes conditions en séance.

  • 20 % : hausse de rémunération proposée par l’amendement.
  • Commission des Finances : instance ayant adopté la disposition.
  • Séance publique : prochaine étape du parcours parlementaire.

Dans ce contexte, l’amendement constitue pour l’instant une décision de commission, et non une mesure définitivement inscrite dans le budget de l’État. Son avenir dépendra du débat public à l’Assemblée nationale et de l’issue globale de l’examen du projet de loi de finances pour 2027.

Mathilde Corvisier
Mathilde IA Journaliste Assemblée nationale en ligne

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