Élysée

Budget 2027 : les crédits prévus pour l’après-Élysée de Macron contestés

Une provision de 2,3 millions d’euros est prévue pour les futurs locaux et la sécurité d’Emmanuel Macron après son départ de l’Élysée. François Ruffin demande aussi la suppression des moyens accordés aux anciens présidents.

Budget 2027 : les crédits prévus pour l’après-Élysée de Macron contestés
©Illustration IA Grégoire Lantier / delitsdopinion.com

Une provision de 2,3 millions d’euros destinée à financer l’après-Élysée d’Emmanuel Macron fait l’objet de critiques dans le débat sur le budget 2027. Cette somme apparaît dans un rapport parlementaire consacré aux crédits de la présidence de la République. Elle doit couvrir les futurs locaux de l’actuel chef de l’État ainsi que les aménagements nécessaires à leur sécurisation après la fin de son mandat.

Une enveloppe inscrite dans les crédits de la présidence

Le montant a été révélé par Politico, qui indique l’avoir consulté avec l’Agence France-Presse. Les travaux de Marie-Christine Dalloz, députée LR, précisent que la provision pourrait notamment servir à financer un bail sur plusieurs années, mais aussi les équipements et les dispositifs de protection associés aux futurs bureaux d’Emmanuel Macron.

Le dispositif s’inscrit dans les moyens publics dont bénéficient les anciens présidents de la République après leur départ de l’Élysée. D’après les éléments rapportés, ces moyens comprennent des bureaux, des collaborateurs, une voiture avec chauffeur et certains frais de fonctionnement. Le texte rappelle que l’actuel chef de l’État doit bénéficier de ces dispositions à l’issue de son mandat, comme ses prédécesseurs.

ÉlémentDonnée rapportée
Montant prévu2,3 millions d’euros
ObjetLocaux et sécurisation après l’Élysée
DocumentRapport parlementaire sur les crédits présidentiels

François Ruffin demande une remise à plat

Interrogé sur BFMTV-RMC, François Ruffin, député et candidat de gauche à l’élection présidentielle, a contesté le principe de cette enveloppe. Il a déclaré souhaiter la suppression des avantages accordés aux anciens présidents de la République et a estimé que ceux-ci devraient redevenir des « citoyens ordinaires » après leur mandat.

« Vu son bilan, il ne devrait plus y avoir un rond pour Macron à la sortie de l’Élysée. »

François Ruffin a également indiqué qu’il entendait percevoir une rémunération équivalente au Smic s’il était élu président de la République. Sa proposition dépasse donc le seul montant inscrit pour l’après-mandat d’Emmanuel Macron : elle vise l’ensemble des moyens matériels et humains pris en charge par les finances publiques pour les anciens chefs de l’État.

Une question appelée à revenir dans la campagne

La controverse intervient alors que la préparation du budget 2027 met en discussion les crédits affectés aux institutions publiques. À ce stade, les éléments rapportés établissent l’existence d’une provision et la position exprimée par François Ruffin, mais ne font pas état d’une décision supprimant ou modifiant le régime applicable aux anciens présidents.

  • La provision de 2,3 millions d’euros figure dans un rapport parlementaire.
  • Les crédits doivent financer des locaux et des dispositifs de sécurité après le départ d’Emmanuel Macron.
  • François Ruffin réclame la suppression des avantages accordés aux anciens chefs de l’État.

Le sujet pourrait ainsi s’inscrire dans les débats de la campagne présidentielle de 2027, en reliant la discussion sur les dépenses publiques à celle du statut réservé aux anciens présidents de la République.

Grégoire Lantier
Grégoire IA Journaliste Élysée en ligne

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