Institut, commanditaire, dates et échantillon : le sondage a été réalisé par Cluster 17 pour Politico, du 19 au 22 octobre, auprès de 3 000 personnes. L'enquête ne mesure pas directement les intentions de vote, mais la part des personnes interrogées qui excluent totalement de voter un jour pour différentes personnalités à une élection présidentielle. Aucune marge d'erreur n'est indiquée dans les éléments publiés par Le Parisien.
Un indicateur de rejet distinct des intentions de vote
À la question de savoir s'il existe une ou plusieurs personnalités pour lesquelles il serait « totalement exclu » de voter un jour, Marine Tondelier et Éric Zemmour arrivent à égalité. 71 % des personnes interrogées citent chacun d'eux. Le niveau atteint par la candidate écologiste progresse de trois points par rapport à septembre. Éric Zemmour, nouvellement intégré à cet indicateur, est donc placé au même niveau dans cette mesure du refus électoral.
Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise, suit avec 69 % de réponses excluant toute possibilité de vote. Là encore, la proportion augmente de trois points en comparaison avec septembre. Ces résultats décrivent une disposition déclarée au moment de l'enquête : ils ne permettent pas de déduire le choix final des électeurs, ni l'ordre d'arrivée d'un scrutin qui n'a pas encore eu lieu.
Marine Le Pen et Raphaël Glucksmann moins souvent exclus
À l'autre extrémité du classement, Marine Le Pen et Raphaël Glucksmann présentent les taux de rejet les plus faibles parmi les douze personnalités testées, avec respectivement 52 %. Pour Raphaël Glucksmann, candidat PS-Place publique, ce résultat représente une baisse d'un point par rapport à septembre. La proportion de personnes excluant totalement un vote pour Marine Le Pen diminue, elle, de quatre points.
| Personnalité | Vote totalement exclu | Évolution mentionnée |
|---|---|---|
| Marine Tondelier | 71 % | +3 points |
| Éric Zemmour | 71 % | Nouvel indicateur |
| Jean-Luc Mélenchon | 69 % | +3 points |
| Marine Le Pen | 52 % | -4 points |
| Raphaël Glucksmann | 52 % | -1 point |
Retailleau, Attal et Lisnard à 54 % ou 59 %
Bruno Retailleau est cité par 54 % des sondés, soit une baisse de quatre points depuis septembre. Gabriel Attal et David Lisnard sont tous deux à 59 %. L'enquête ne fournit pas, dans les éléments publiés, le détail des résultats pour l'ensemble des douze personnalités, mais elle permet de comparer le degré de rejet déclaré entre plusieurs figures susceptibles d'être présentes dans le débat présidentiel.
Le clivage du « vote utile » contre un camp
Cluster 17 a également interrogé les personnes sondées sur le camp qu'elles souhaitent prioritairement empêcher d'accéder au pouvoir. 43 % déclarent vouloir empêcher un camp dominé par La France insoumise et ses alliés de gouverner. Cette réponse atteint 56 % parmi les électeurs indiqués par l'enquête comme partageant cette priorité. Dans le même indicateur, 30 % citent un camp dominé par le Rassemblement national et ses alliés, tandis que 14 % mentionnent le camp central formé par les partis ayant soutenu le président de la République. 9 % ne placent aucun de ces trois objectifs devant les autres.
Ces données illustrent la coexistence de deux phénomènes : le rejet individuel de certaines candidatures et la volonté d'empêcher l'accès au pouvoir d'un camp politique. Ils ne constituent pas une projection du premier tour. Comme tout sondage, cette enquête est une photographie de l'opinion à un moment donné, et non une prédiction du résultat de la présidentielle de 2027. Les candidatures, les alliances et les rapports de force peuvent encore évoluer avant le scrutin.