Bruno Retailleau, candidat des Républicains à l'investiture présidentielle, a estimé mardi matin sur RCF Notre Dame qu'il battrait Édouard Philippe s'il y avait une primaire pour désigner un candidat unique à droite et au centre. Interrogé sur la responsabilité politique du bilan d'Emmanuel Macron, l'ancien ministre a imputé aux anciens Premiers ministres une part de responsabilité.
Une primaire présentée comme le test décisif
Interrogé sur la nécessité d'une primaire entre responsables de l'espace de droite et du centre, Bruno Retailleau a déclaré :
« Si demain il y avait une primaire, je suis persuadé que je le battrai. »
Il a ajouté que, si une telle primaire devait avoir lieu, il respecterait le résultat et soutiendrait le gagnant : « la règle pour tout le monde », a-t-il dit.
Accusation de responsabilité dans le « bilan »
Sur RCF Notre Dame, le sénateur de la Vendée a estimé que « les anciens Premiers ministre d’Emmanuel Macron sont comptables et sont coresponsables du bilan ». Il a résumé ce jugement en affirmant que « le bilan d’Emmanuel Macron, tous les Français pensent qu’il est cataclysmique », une appréciation qu'il attribue à l'opinion générale.
Position sur les alliances à droite
Sur l'hypothèse d'une coalition avec David Lisnard (Nouvelle Énergie), Bruno Retailleau a dit qu'une alliance entre eux lui paraissait « inévitable » si les deux étaient candidats, estimant qu'« il faudra absolument qu’on puisse se retrouver ». Il a toutefois relativisé l'idée d'une primaire entre lui et David Lisnard, jugeant qu'une primaire ne serait pertinente que si des figures comme Édouard Philippe y participaient.
- Affirmation centrale : Retailleau se dit certain de battre Édouard Philippe en cas de primaire.
- Respect du résultat : il assure qu'il soutiendrait le vainqueur d'une primaire.
- Position sur les alliances : il juge probable une coalition avec David Lisnard si nécessaire.
Contexte des sondages
Retailleau a fait ces déclarations alors que plusieurs enquêtes d'opinion donnent des écarts entre les principaux candidats de la droite et du centre. Le quotidien rapporte des fourchettes de scores issues d'une enquête Ipsos‑BVA‑Cési :
| Personne | Fourchette dans le sondage |
|---|---|
| Bruno Retailleau | 5,5–8 % |
| Édouard Philippe | 13–15 % |
| David Lisnard | 6,5 % (scénario cité) |
Ces chiffres, cités par le Parisien, illustrent l'écart actuel dans les intentions de vote entre les principaux prétendants du centre‑droit et de la droite, sans préjuger d'une dynamique de campagne ou d'un éventuel processus de désignation interne.
Conséquences possibles
Les déclarations de Bruno Retailleau relancent la question d'une primaire pour désigner un candidat unique à droite et au centre, une option défendue par plusieurs responsables comme Édouard Philippe mais encore l'objet de débats. Si une primaire devait se tenir et rassembler les principales personnalités de cet espace, elle pourrait modifier les calculs d'alliance et la représentation des électeurs modérés face aux candidatures concurrentes.
Reste que Retailleau inscrit son discours dans une stratégie de campagne consistant à contester la responsabilité des anciens gouvernements macroniens et à se présenter comme une alternative capable de rassembler. Ses propos interviennent alors que la campagne présidentielle s'intensifie et que les différentes familles politiques cherchent à consolider leur offre avant le premier tour.