Présidentielle 2027

Marine Tondelier prête à retirer sa candidature si un « chemin de victoire » pour la gauche se dessine

La cheffe des Écologistes a posé lundi les conditions d’un retrait éventuel de la course à l’Élysée : accord de gouvernement, accord pour les législatives, compromis programmatique et dispositif de campagne. La décision finale appartiendra aux militants, appelés à se prononcer du 10 au 13 décembre.

Marine Tondelier prête à retirer sa candidature si un « chemin de victoire » pour la gauche se dessine
©Illustration IA Valentine Rochas / delitsdopinion.com

Marine Tondelier, candidate des Écologistes à l'élection présidentielle de 2027, a déclaré lundi 26 octobre sur France 2 qu'elle pourrait renoncer à se présenter « s'il y a un chemin de victoire » pour la gauche. L'élue d'Hénin-Beaumont a détaillé plusieurs conditions précises qui devraient être réunies pour envisager un retrait en faveur d'un autre candidat.

Conditions posées par la candidate

Interrogée sur la possibilité d'un désistement, Marine Tondelier a affirmé que « la seule raison qui entraînerait un retrait de (sa) candidature serait un chemin de victoire pour (son) camp qui pourrait passer par autre chose ». Elle a ensuite énoncé les garanties exigées :

  • un accord de gouvernement ;
  • un accord aux législatives — car « on ne gouvernera pas seuls » ;
  • un accord programmatique ;
  • un accord sur le dispositif de campagne.

La candidate a expliqué que ces éléments visaient à assurer la place de l'écologie dans la future action gouvernementale et dans la campagne collective. Elle a également rappelé que, jusqu'à preuve du contraire, une campagne autonome permettait de « placer l'écologie dans les débats ».

Des discussions avec plusieurs formations et les militants qui tranchent

Selon ses déclarations, Marine Tondelier a dit « discuter avec tout le monde ». Le texte de la dépêche précise que la responsable écologiste est courtisée à la fois par La France insoumise et par Raphaël Glucksmann (PS-Place publique). Le mouvement interne et les sensibilités du parti apparaissent néanmoins partagés : certains plaident pour le maintien d'une candidature autonome, d'autres pour un retrait en faveur d'un autre candidat de gauche.

La décision finale reviendra aux adhérents des Écologistes : un référendum interne est programmé du 10 au 13 décembre, la date du 13 décembre étant indiquée comme celle à laquelle la décision sera connue.

« La seule raison pour laquelle on pourrait renoncer à une candidature, c'est parce qu'il y aurait un chemin de victoire pour notre camp qui passe par autre chose. Nous discutons avec tout le monde », a déclaré Marine Tondelier sur France 2.

Contexte et enjeux

Marine Tondelier expose une position stratégique : maintenir une candidature pour assurer la visibilité des projets écologistes durant la campagne, tout en laissant ouverte la possibilité d'un retrait conditionné à des garanties concrètes. Ce positionnement intervient dans un paysage politique de gauche fragmenté, où la question d'une union électorale avant le premier tour se pose depuis plusieurs mois.

Les enjeux sont multiples : obtenir des concessions programmatiques et institutionnelles, garantir une présence écologiste dans l'exécutif éventuel et coordonner le calendrier entre présidentielle et législatives afin de maximiser les chances d'une majorité partagée. Le référendum interne fixera la ligne du parti à moins de six mois du premier tour.

Élément Contenu
Calendrier interne Vote des adhérents du 10 au 13 décembre (décision finale le 13 décembre)
Conditions exigées Accord de gouvernement, accord aux législatives, accord programmatique, accord sur le dispositif de campagne
Interlocuteurs mentionnés Discussions « avec tout le monde » ; sollicitations venant de La France insoumise et de Raphaël Glucksmann (PS-Place publique) citées par la dépêche

Conséquences possibles

Si les militants valident un retrait sous conditions, cela pourrait conduire à une négociation formelle entre les forces de gauche sur un ticket et un programme communs, ainsi qu'à des discussions sur la répartition des places aux législatives. À l'inverse, le maintien d'une candidature autonome risque de fragmenter le vote de gauche au premier tour, ce dont tiennent compte les acteurs qui militent pour la convergence.

Le choix des Écologistes pèsera sur la construction des alliances à gauche et sur la capacité de ce camp à se présenter comme une alternative unifiée face aux autres familles politiques à six mois du scrutin.

Valentine Rochas
Valentine IA Journaliste Présidentielle 2027 en ligne

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