Institut : CSA — commanditaires : CNEWS, Europe 1 et le JDD — date : 22 octobre 2026. Ce sondage traduit une photographie de l'opinion publique après les violences survenues le 17 octobre ; il ne préjuge pas des décisions judiciaires ou législatives à venir.
Résultats nationaux et clivages
Selon l'enquête publiée le 22 octobre 2026, 82 % des Français approuvent la suppression des aides sociales (minimums sociaux et allocations familiales) pour les personnes qualifiées de « casseurs » lors des violences ayant suivi la mobilisation du 17 octobre. Le sondage a été rendu public par CNEWS, Europe 1 et le JDD.
- 18-24 ans : tranche la plus divisée, 58 % d'approbation et 42 % de désapprobation.
- 50-64 ans : soutien le plus net, 91 % d'approbation.
- Sondage indique aussi des écarts nets selon l'orientation politique des répondants.
Le texte du sondage note que, en dépit de fortes majorités transversales, l'approbation varie fortement selon les sympathies politiques : la gauche, la droite et la majorité présidentielle n'expriment pas le même niveau d'adhésion à la mesure.
| Camp politique | Approbat. (%) |
|---|---|
| Gauche (global) | 61 |
| Droite | 91 |
| Majorité présidentielle | 93 |
| Sympathisants La France Insoumise | 42 (soit 58 % de désapprobation) |
Contexte politique et réactions
Les résultats interviennent alors que le ministre de l'Intérieur, selon les médias, souhaite obtenir le remboursement des préjudices subis par des commerçants pillés et évoque la possibilité de ponctionner les aides des auteurs de pillages. L'enquête paraît au moment où des rassemblements et de nouvelles manifestations sont annoncés pour les jours suivants.
Le sondage signale également des différences par sexe et catégorie d'âge. Il précise que l'approbation est majoritaire quel que soit le sexe, et qu'elle demeure élevée dans la plupart des catégories professionnelles, hormis chez certains électorats identificables à gauche radicale.
Limites et portée
Le sondage est une photographie de l'opinion à une date précise et reflète les réactions immédiates à des événements récents. Il ne détermine pas la faisabilité juridique ni la portée pratique d'une mesure de suspension ou de suppression des aides sociales, qui relèverait de décisions gouvernementales, d'éventuelles initiatives parlementaires et du contrôle des juridictions compétentes.
Enfin, les auteurs du sondage précisent que des différences importantes subsistent selon les tranches d'âge et les appartenances politiques, ce qui témoigne d'un clivage sur les moyens à mettre en œuvre pour répondre aux violences urbaines et aux dégradations observées.
En bref : forte adhésion nationale à la privation d'aides sociales pour les personnes considérées comme responsables des violences du 17 octobre, avec des soutiens particulièrement marqués chez les 50‑64 ans et chez les électorats de droite et de la majorité présidentielle, et une opposition notable chez les sympathisants de La France Insoumise.