Un séminaire régional consacré à la lutte contre le trafic de stupéfiants en mer se tiendra à Nouméa les 4 et 5 novembre 2026, à l'initiative du procureur général près la cour d’Appel de Nouméa et du haut‑commissaire de la République en Nouvelle‑Calédonie. Objectif déclaré : renforcer la coopération opérationnelle et judiciaire entre les partenaires du Pacifique face à un phénomène en croissance.
Contexte et enjeux
Les organisateurs attendent une centaine de participants et des délégations d'une dizaine de pays. Le séminaire intervient dans un contexte d'augmentation des saisies en mer dans la région : en juin 2025, 2,5 tonnes de cocaïne avaient été interceptées sur un navire au large de la Nouvelle‑Calédonie, chargé entre le Pérou et l'Australie, affaire ayant conduit à des gardes à vue dans le cadre d'une enquête pour trafic de stupéfiants.
Objectifs opérationnels
Le rendez‑vous vise à améliorer plusieurs volets de l'action régionale :
- partage d'information pour mieux connaître les circuits et les modalités de transport ;
- coordination des interceptions en mer et clarification des cadres juridiques applicables ;
- renforcement des capacités judiciaires pour instruire et poursuivre les réseaux transnationaux.
Des représentants de la Nouvelle‑Zélande, de l'Australie, des États‑Unis et de plusieurs États du Pacifique (Fidji, Samoa, Tonga, entre autres) sont attendus. Selon les organisateurs, il s'agit de définir des modalités de fonctionnement, de coordination et de partage d'information pour adopter des pratiques communes.
Questions juridiques et pratiques soulevées
Le séminaire entend également traiter de questions de droit maritime et de compétence : faut‑il appliquer le droit national, international ou un régime hybride lorsqu'un navire étranger est intercepté en haute mer ? Qui peut procéder à l'interception et selon quelles règles ? Ces interrogations seront abordées avec les partenaires étrangers et à l'échelle française, selon les organisateurs.
"Ce sont des enjeux de connaissance, de partage d’information pour connaître les circuits, les marchés, les modalités de transport mais aussi des enjeux qui sont opérationnels", a déclaré Camille Miansoni, procureur près la cour d’Appel de Nouméa.
Conséquences attendues
Les participants espèrent aboutir à des recommandations pratiques visant à améliorer la détection, l'interception et le traitement judiciaire des cargaisons illicites en transit dans le Pacifique. Le séminaire devrait permettre d'identifier des outils communs de coopération et des procédures d'intervention, susceptibles d'être mobilisés par les autorités françaises et leurs partenaires régionaux lors d'opérations maritimes.
| Élément | Détail |
|---|---|
| Dates | 4–5 novembre 2026 |
| Organisateurs | Procureur général près la cour d’Appel de Nouméa et haut‑commissaire de la République |
| Participants | ~100 personnes, délégations d'une douzaine de pays |
| Cas illustratif | Saisie de 2,5 tonnes de cocaïne en juin 2025 |
Le séminaire s'inscrit dans une stratégie plus large visant à inscrire la coopération régionale dans une mobilisation internationale, selon les organisateurs. Les conclusions attendues pourraient orienter tant l'action opérationnelle des forces maritimes que le traitement judiciaire des affaires transnationales impliquant des trafics en mer.