La garde à vue de Kévin T., mis en cause dans l'attaque perpétrée vendredi dans les Yvelines et qui avait été brièvement suspendue pour motifs psychiatriques, a repris lundi 26 octobre, a indiqué le Parquet national antiterroriste (Pnat) lors d'une conférence de presse.
Ce qu'a dit le parquet
Le procureur national antiterroriste, Olivier Christen, a précisé que le mis en cause « ne conteste pas la matérialité des faits » mais qu'il « refute le caractère raciste de ses crimes ». Le magistrat a également démenti la présence de tracts politiques dans le véhicule du suspect : « aucun tract d'un parti politique n'a été découvert dans son véhicule », a-t-il indiqué.
« Je tiens à préciser qu'aucun tract d'un parti politique n'a été découvert dans son véhicule. » — Olivier Christen, procureur national antiterroriste
Contexte médical et résultats d'analyses
La garde à vue de Kévin T., âgé de 39 ans, avait été suspendue samedi soir après un examen psychiatrique et un placement en observation à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris. Selon une source citée par le Pnat, l'homme suit un traitement médical pour schizophrénie.
Le parquet a également rapporté des éléments biologiques : des analyses sanguines ont mis en évidence la présence de cannabis et de cocaïne, a-t-il précisé.
Faits reprochés et victimes
Vendredi matin, à bord de son véhicule, l'auteur présumé a abattu un homme, Pengo Bossio Wangi, Français de 26 ans d'origine congolaise, et a blessé cinq autres personnes lors d'incidents à Trappes et à La Verrière (Yvelines), selon une source policière citée par le parquet. Parmi les blessés figure une adolescente de 12 ans, que le maire de La Verrière, Nicolas Dainville, a décrit comme « tirée d'affaire ».
Position du ministère de l'Intérieur
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, avait déclaré sur RMC/BFMTV que le profil psychiatrique du suspect « ne change rien » à l'appréciation de l'acte, qualifié par le ministre d'« attentat terroriste raciste ». Il a dit que l'auteur aurait agi « mû par la haine, le racisme ».
Conséquences procédurales et suites de l'enquête
La mesure d'observation ordonnée samedi visait à « apprécier si son état de santé psychiatrique était compatible » avec la poursuite des auditions, avait expliqué le Pnat. Avec la reprise de la garde à vue, les investigations continuent sous la direction du parquet national antiterroriste, qui cherche notamment à établir la motivation exacte de l'auteur présumé et les circonstances précises des faits.
- Reprise de la garde à vue lundi 26 octobre après une suspension pour examen psychiatrique.
- Le suspect reconnaît la matérialité des faits mais conteste leur caractère raciste, selon le Pnat.
- Analyses biologiques révélant la présence de cannabis et de cocaïne ; antécédent de traitement pour schizophrénie selon une source citée.
| Élément | Information |
|---|---|
| Victime tuée | Pengo Bossio Wangi, 26 ans |
| Blessés | 5 personnes, dont une fillette de 12 ans |
| Suspension garde à vue | Pour examen psychiatrique (placement en observation) |
| Analyses | Présence de cannabis et cocaïne (selon le Pnat) |
La qualification pénale retenue et l'appréciation des mobiles resteront soumises aux actes d'enquête et aux décisions judiciaires à venir. Le Pnat poursuit ses investigations pour déterminer l'ensemble des éléments objectifs permettant d'établir la genèse et la nature exacte de l'acte.