Le président de la République, Emmanuel Macron, a estimé lundi qu'il n'était « pas normal qu’à six mois d’une élection présidentielle » la France « soit dans cet état d’ébullition », lors d'une visite à Marseille destinée à constater les dégâts des récents débordements et à saluer l'intervention des forces de l'ordre, rapporte l'Agence France‑Presse.
Constat et consignes
Au cours de ce déplacement dans la deuxième ville du pays, le chef de l'État a appelé à ce que les scènes de violences et de pillages observées le 17 octobre « ne se reproduisent plus jamais ». Pour protéger les commerces et limiter les risques matériels lors de prochains rassemblements, il a annoncé que les tracés des manifestations prévues le samedi 31 octobre resteraient hors des centres‑villes, a précisé l'AFP.
« pas normal qu’à six mois d’une élection présidentielle », la France « soit dans cet état d’ébullition »
Il a également déclaré : « On continuera de tenir », ajoutant que si l'exécutif « fait bien notre travail collectivement, c’est un mouvement qui va se calmer parce qu’on répondra aux attentes légitimes et parce que l’ordre sera tenu », selon l'AFP.
Calendrier et risques
Le président a souligné que d'autres rassemblements étaient annoncés, citant notamment les journées du 31 octobre et du 5 novembre, et a qualifié le samedi prochain de « samedi à risque ». Il a par ailleurs jugé que les rassemblements du 24 octobre, plus calmes, avaient permis de « préserver le droit à manifester » tout en protégeant les biens et les bâtiments publics.
Contexte politique et économique
L'AFP rappelle que les images des violences et des pillages du 17 octobre ont largement marqué l'opinion publique et relancé les critiques à l'encontre de l'exécutif, y compris au sein de sa majorité. Le texte indique aussi que la candidate du Rassemblement national, Marine Le Pen, domine les sondages en vue de la présidentielle d'avril 2027, et que, selon des études d'opinion citées par l'agence, Jean‑Luc Mélenchon serait battu au second tour en raison d'un faible report des voix de la gauche.
L'AFP note enfin que cette crise intervient alors que le projet de loi de finances est en discussion et que la France, très endettée et sous la surveillance des marchés, dispose de marges budgétaires limitées.
Mesures annoncées et zones d'incertitude
- Tracés des manifestations : maintien des cortèges hors des centres‑villes pour prévenir dégradations et pillages.
- Maintien de l'ordre : affirmation présidentielle de continuer à « tenir » et de préserver le droit de manifester.
- Calendrier : vigilance accrue pour les 31 octobre et 5 novembre.
| Événement | Date |
|---|---|
| Manifestations à risque mentionnées par l'Élysée | 31 octobre et 5 novembre 2026 |
| Violences et pillages citées | 17 octobre 2026 (images médiatiques marquantes) |
Le déplacement du président et ses déclarations marquent une montée en première ligne de l'exécutif sur un dossier qui croise l'ordre public, le calendrier électoral et des enjeux économiques nationaux. L'Assemblée, les partis d'opposition et les organisations syndicales suivront de près la traduction opérationnelle des consignes annoncées, notamment la définition des parcours et la capacité des forces de l'ordre à prévenir de nouveaux incidents sans restreindre le droit de manifester.