Les Gilets jaunes ont annoncé, samedi 24 octobre, une nouvelle journée de mobilisation nationale le 31 octobre, avec des rassemblements prévus devant l'Assemblée nationale et devant les mairies, a rapporté l'Agence France‑Presse (AFP).
Les organisateurs expliquent leurs motifs
Lors d'une conférence de presse place de la Bastille, à Paris, Benjamin Ball et Azelma Sigaux, deux membres de la coordination nationale du mouvement, ont présenté l'appel et détaillé leurs revendications, selon l'AFP. Ils ont dit vouloir « défendre les libertés publiques » et protester contre ce qu'ils qualifient de restrictions imposées aux manifestations lors de la journée du 24 octobre.
« Nous manifesterons pour la liberté de manifester, et pour toutes nos libertés », ont déclaré les organisateurs, rapporte l'AFP.
Les représentants du mouvement ont demandé la tenue de rassemblements et de sit‑in devant les assemblées locales et nationales et appelé à multiplier des « assemblées de convergence partout en France » pour élargir la mobilisation.
Contexte : tensions et chiffres
L'annonce intervient alors que des manifestations se déroulaient partout en France le 24 octobre. Le texte de l'AFP repris par le média indique que lors de cette journée des autorités ont imposé des changements de parcours et, pour Paris, ont contraint le cortège à emprunter un itinéraire différent après décision judiciaire. Les organisateurs ont dénoncé des mesures de la préfecture de police qui ont modifié le trajet initialement prévu entre Bastille et Nation.
- Objectif déclaré : défendre les libertés publiques et protester contre la « dérive autoritaire » du gouvernement, selon les porte‑parole.
- Lieux ciblés : rassemblements devant l'Assemblée nationale et les mairies, sit‑in locaux et assemblées de convergence.
- Message des organisateurs : élargir la mobilisation et contester les restrictions administratives et judiciaires sur les parcours.
Réactions et implications
Les porte‑parole ont dénoncé ce qu'ils estiment être un mépris et une répression de la part du gouvernement, des accusations qu'ils ont formulées publiquement lors de leur conférence de presse, toujours selon l'AFP. Ils ont également estimé que l'État cherche à criminaliser leur mouvement pour empêcher une union d'autres forces contestataires.
Du point de vue de la sécurité publique et de la gouvernance, cet appel recoupe une période de forte mobilisation sociale et de tensions avec les autorités, alors que les pouvoirs publics ont déjà pris des mesures de maintien de l'ordre (parcours modifiés, décisions préfectorales). Le calendrier annoncé — une mobilisation nationale à une date proche — pose la question de l'organisation des services de l'ordre et des réponses politiques de l'exécutif, qui devront être précisées dans les prochains jours.
| Élément | Information |
|---|---|
| Date de l'appel | 24 octobre 2026 (conférence de presse) |
| Date de mobilisation | 31 octobre 2026 |
| Principaux lieux ciblés | Assemblée nationale, mairies, rassemblements locaux |
Les autorités locales et nationales n'avaient pas, au moment de la publication du communiqué de l'AFP, communiqué de réponse détaillée aux nouvelles annonces des Gilets jaunes. Les prochains jours permettront de voir si des demandes d'itinéraires seront déposées et quelles restrictions éventuelles seront imposées par les préfectures.
Source : AFP, reprise par La Dépêche.