Le Premier ministre Sébastien Lecornu doit recevoir en début d'après-midi les partis politiques à Matignon, en présence de plusieurs ministres et responsables des services chargés du maintien de l'ordre, ont rapporté les médias. La convocation intervient après les scènes de désordres du 17 octobre et alors que la stratégie de maintien de l'ordre est vivement questionnée.
Qui est invité et quelles présences sont annoncées
Selon les comptes rendus, la réunion de Matignon réunira notamment Laurent Nuñez (ministre de l'Intérieur) et Gérald Darmanin (ministre de la Justice), ainsi que des représentants des services de renseignement et des forces de l'ordre. La lettre d'invitation du Premier ministre aux présidents des partis promet « la transparence » sur le « déroulement » du 17 octobre et sur les « difficultés rencontrées », afin que « chacun puisse disposer des mêmes éléments d'information ».
- Présences ministérielles : Laurent Nuñez, Gérald Darmanin.
- Services convoqués : responsables des services de renseignement et des forces de l'ordre.
- Représentations partisanes : Manuel Bompard pour La France insoumise (LFI), Christophe Béchu pour Horizons, Marc Fesneau pour le MoDem, Raphaël Glucksmann présent pour sa formation.
Des partis ont toutefois dénoncé la réunion comme une « convocation » et certains leaders ont choisi de ne pas y aller. Le Rassemblement national n'enverra ni Jordan Bardella ni Marine Le Pen. Le MoDem sera représenté par Marc Fesneau et non par François Bayrou.
Réactions et déclarations figurant dans la convocation
« choisir (...) entre la violence et la République »
Le chef du gouvernement avait, dans les jours précédant la réunion, sommé les forces politiques de « choisir (...) entre la violence et la République », visant explicitement La France insoumise, accusation que le mouvement conteste. Manuel Bompard, représentant de LFI à Matignon, a pour sa part regretté que « le Premier ministre nous convoque pour parler de tout sauf des raisons de la colère », selon des propos rapportés par les médias.
L'Élysée saisit le renseignement
De son côté, Emmanuel Macron, de retour d'une tournée dans le Golfe, a convoqué à l'Élysée « l'ensemble des services de renseignement », mis en cause par certains pour une anticipation jugée insuffisante de la mobilisation. Les convocations du pouvoir exécutif et les demandes d'explication aux services de renseignement répondent à une volonté affichée d'établir les responsabilités sur la préparation et la réaction aux événements des 17 et 18 octobre.
Éléments complémentaires figurant dans les sources
Le Défenseur des droits a indiqué avoir reçu 46 saisines depuis le début du mouvement lycéen, dont « plus d'une dizaine » portant sur des faits du week-end du 17 octobre, rapporte la presse. Plusieurs formations politiques et organisations ont d'ores et déjà exprimé leur scepticisme face à la réunion de Matignon et réclament des réponses sur les causes profondes du mouvement et sur des mesures sociales.
| Point | Information rapportée |
|---|---|
| Saisines au Défenseur des droits | 46 saisines depuis le début du mouvement (dont « plus d'une dizaine » pour le week-end) |
| Représentants partis | Manuel Bompard (LFI), Christophe Béchu (Horizons), Marc Fesneau (MoDem), Raphaël Glucksmann (présent) |
La réunion de Matignon et la convocation à l'Élysée se tiennent à quelques jours d'une nouvelle mobilisation annoncée, ce qui place l'exécutif dans une posture de clarification de ses choix politiques et opérationnels avant les prochains rassemblements. Les conclusions de ces réunions, ainsi que les éléments transmis par les services de renseignement, seront scrutés par les partis et les organisations sociales, qui ont déjà fait part de leur exigence d'explications et, pour certains, de mesures concrètes.