Emmanuel Macron a réagi aux affrontements survenus le 24 octobre à Nancy, après que le journaliste Hugo Travers lui a montré, lors d’un entretien publié le 28 octobre sur la chaîne YouTube HugoDécrypte, des images mettant en scène un groupe présenté comme relevant de l’ultradroite. Les faits se sont déroulés à proximité des forces de l’ordre, alors que des projectiles étaient lancés contre d’autres manifestants. D’après actu.fr, aucun militant d’ultradroite n’a été interpellé à Nancy à la suite de ces événements.
Le président demande des éléments sur le déroulement des faits
Interrogé sur l’absence d’interpellations visibles dans les images diffusées et sur la présence des policiers au moment des violences, le président de la République a déclaré ne pas pouvoir expliquer la situation. Il a demandé que les circonstances soient établies et a rappelé que la règle devait s’appliquer aux groupes identifiés comme appartenant à l’ultragauche comme à ceux qualifiés d’ultradroite.
« Moi, je ne l’explique pas. […] Il faut absolument que la clarté soit faite. Mais je l’ai dit le plus clairement du monde : aucune violence, et que selon moi, ça soit de l’ultragauche ou de l’ultradroite, quand il y a des gens qui sont violents à l’égard des biens ou des personnes, ils doivent être interpellés, parce que l’ordre public prévaut. Donc, aucune violence, aucune faiblesse avec qui que ce soit. »
La position exposée par Emmanuel Macron repose ainsi sur une distinction entre les opinions politiques revendiquées par les manifestants et les actes commis contre des personnes ou des biens. Le chef de l’État a indiqué que les auteurs de violences devaient être interpellés, sans établir de différence entre les courants politiques auxquels ils seraient rattachés. Il n’a toutefois pas désigné de responsables individuels dans les images évoquées pendant l’entretien.
Deux enquêtes ouvertes à Nancy
Le procureur de la République a ouvert deux enquêtes après les violences constatées à Nancy. Ces procédures doivent notamment permettre d’établir le déroulement des affrontements et d’identifier les éventuels auteurs d’infractions. L’absence d’interpellation mentionnée par actu.fr ne préjuge pas des suites judiciaires qui pourraient être données aux investigations. D’autres épisodes impliquant des groupes présentés comme relevant de l’ultradroite ont également été signalés à Nice et à Montpellier.
- 24 octobre : des violences sont filmées à Nancy lors d’un rassemblement ;
- 28 octobre : les images sont montrées à Emmanuel Macron dans l’entretien avec Hugo Travers ;
- Deux enquêtes : elles ont été ouvertes par le procureur de la République à Nancy.
Le gouvernement met en avant l’absence de consigne de protection
Au cours de l’entretien, Emmanuel Macron s’est également référé aux déclarations de Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, devant le Sénat. Celui-ci a assuré qu’il n’y avait eu « aucune complaisance des forces de l’ordre et aucune instruction » visant à protéger des militants. La déclaration rapportée par actu.fr intervient alors que les images de Nancy ont suscité des interrogations sur le déroulement de l’intervention policière et sur l’absence d’arrestations immédiates.
La réaction présidentielle fixe donc une ligne générale pour le maintien de l’ordre : les violences doivent être traitées selon les faits reprochés et non selon l’appartenance politique attribuée à leurs auteurs. Sa mise en œuvre dépend désormais des investigations ouvertes par le parquet et des suites qui leur seront données. À ce stade, les éléments publiés font état d’enquêtes en cours, sans conclusion judiciaire sur les responsabilités individuelles.