Le gouvernement prépare un dispositif de sécurité renforcé pour la journée du samedi 31 octobre 2026, qui doit réunir une nouvelle mobilisation contre la vie chère et les festivités d’Halloween. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé la présence de 70 000 policiers et gendarmes sur l’ensemble du territoire. Cette mobilisation des forces de l’ordre intervient après la diffusion, sur internet, d’appels à la violence, aux pillages et à l’insurrection, signalés par les autorités.
Le dispositif doit reprendre l’organisation mise en place lors de la précédente journée de mobilisation, avec des effectifs supplémentaires. Laurent Nuñez a indiqué que des congés avaient été rappelés et que des repos avaient été supprimés afin d’augmenter le nombre d’agents disponibles. Le ministre a déclaré que les autorités anticipaient un niveau élevé de troubles potentiels, en particulier pendant la soirée consacrée à Halloween.
« Nous avons procédé à des rappels sur les congés, à la suppression des repos, pour avoir le maximum d’effectifs présents », a déclaré Laurent Nuñez, cité par Europe 1.
Des cortèges autorisés hors des centres-villes
Les préfets ont reçu pour consigne d’autoriser les manifestations dans des secteurs situés à l’écart des centres-villes. Les autorités souhaitent ainsi limiter l’exposition des commerces et des zones de forte fréquentation, alors que des messages appelant à s’en prendre à des magasins circulent sur les réseaux sociaux. Les organisateurs devront également prévoir un service d’ordre capable d’encadrer les rassemblements et de répondre à d’éventuels débordements.
Le dispositif annoncé par le ministre comprend plusieurs unités et moyens spécialisés. Europe 1 rapporte notamment la mobilisation de la BRI, du RAID, du GIGN, de drones, d’hélicoptères, de brigades équestres et d’unités cynophiles. Les forces de l’ordre disposeront aussi de 26 blindés Centaure, répartis sur le territoire national, dont une partie à Paris, ainsi que de lanceurs d’eau.
| Élément du dispositif | Mesure annoncée |
|---|---|
| Effectifs | 70 000 policiers et gendarmes |
| Rassemblements | Autorisation possible en périphérie, hors centres-villes |
| Véhicules | 26 blindés Centaure |
| Moyens spécialisés | BRI, RAID, GIGN, drones, hélicoptères et unités cynophiles |
Une vigilance particulière pour la soirée d’Halloween
Les autorités distinguent deux séquences dans la journée. L’après-midi doit être consacré aux cortèges liés à la mobilisation sociale, plusieurs dizaines de rassemblements étant annoncées dans différentes villes. La soirée sera davantage liée aux rassemblements d’Halloween et aux appels diffusés en ligne. Le ministre de l’Intérieur estime que les risques de violences pourraient augmenter à partir de 20 heures, notamment en raison d’appels visant les commerces.
Laurent Nuñez a demandé aux forces de l’ordre de faire preuve de réactivité face aux incidents susceptibles de se produire. Il a également déclaré que la fête d’Halloween ne pouvait pas constituer une justification pour dissimuler son visage ou pour participer à des troubles. Les préfets devront apprécier les situations locales et prendre, le cas échéant, les mesures d’interdiction annoncées par le ministère.
- Les manifestations sociales pourront être autorisées, mais les autorités prévoient de les éloigner des centres-villes.
- Les appels en ligne à des pillages ou à des violences sont au cœur des préoccupations du ministère.
- Le dispositif associe unités d’intervention, moyens blindés, aéronefs et équipements spécialisés.
Ce dispositif doit donc encadrer simultanément l’exercice du droit de manifester et les rassemblements liés à Halloween. Les autorités annoncent une présence renforcée autour des zones commerciales et des lieux susceptibles d’accueillir du public. Les conditions concrètes d’autorisation des cortèges et les éventuelles interdictions seront arrêtées par les préfets dans les différents départements.