À l’approche de la Toussaint et de la commémoration de tous les défunts, les 1er et 2 novembre, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a demandé aux préfets d’accroître la protection des lieux de culte et des cimetières chrétiens. La consigne figure dans un télégramme daté du 27 octobre, dont l’AFP a pris connaissance.
Le document invite les représentants de l’État dans les départements à adapter le dispositif de sécurité aux rassemblements prévus durant ces deux journées. Les lieux religieux et les cimetières sont particulièrement fréquentés à cette période. La demande concerne la prévention des actes visant les bâtiments, les espaces funéraires et les personnes présentes, dans un contexte présenté par le ministre comme marqué par une menace terroriste toujours élevée.
843 actes recensés en 2025
Pour appuyer cette instruction, Laurent Nuñez cite les données enregistrées par les services en 2025. Au total, 843 actes antichrétiens ont été recensés, soit une progression de 9 % sur un an. Le ministre précise que ces faits concernent très majoritairement le culte catholique et qu’ils représentent 34 % des actes antireligieux recensés.
| Indicateur | Donnée communiquée |
|---|---|
| Actes antichrétiens en 2025 | 843 |
| Évolution par rapport à 2024 | +9 % |
| Part des actes antireligieux | 34 % |
| Atteintes aux biens | 87 % |
Les atteintes aux biens constituent la principale catégorie recensée : elles représentent 87 % des actes antichrétiens. Cette donnée inclut notamment les faits commis contre des édifices ou des installations, sans que le télégramme ne détaille leur répartition par type de lieu ou par territoire.
Une hausse également observée en 2026
Le ministre fait aussi état des chiffres disponibles pour les huit premiers mois de l’année. Entre janvier et août 2026, les services ont enregistré 605 faits antichrétiens. Ce total est supérieur de 3 % à celui de la même période en 2025 et de 21 % à celui relevé sur la période comparable de 2024.
« Les actes antichrétiens représentent 34% des actes antireligieux »
Cette phrase figure dans le télégramme attribué au ministre de l’Intérieur et rapporté par l’AFP. Laurent Nuñez y souligne également que le niveau de la menace terroriste demeure « très élevé » et que l’évolution des tensions internationales appelle une vigilance particulière autour des manifestations et des lieux à caractère religieux.
Les préfets chargés de l’adaptation locale du dispositif
La consigne ne fixe pas, dans les éléments rendus publics, un nombre uniforme d’agents ou un dispositif identique pour l’ensemble du territoire. Elle renvoie aux préfets la mise en œuvre des mesures de sécurité, en fonction des lieux concernés, de leur fréquentation et des rassemblements organisés pour la Toussaint et la journée consacrée aux défunts.
- Dates concernées : les 1er et 2 novembre 2026 ;
- Lieux ciblés : les lieux de culte et les cimetières chrétiens ;
- Consigne nationale : renforcer la vigilance et adapter la protection en raison de la menace terroriste et des tensions internationales.
Cette instruction intervient alors que les statistiques communiquées par le ministère font apparaître une hausse des faits antichrétiens sur les périodes comparées. Elle vise à assurer la sécurité des cérémonies et des visites de cimetières sans modifier, selon les informations disponibles, le cadre général de surveillance des lieux religieux. Les préfets doivent désormais décliner ces orientations dans les dispositifs arrêtés localement pour les deux journées concernées.