Après la journée de mobilisation du 31 octobre, l’exécutif se prépare à une nouvelle séquence sociale. Des organisations lycéennes et étudiantes ont annoncé des blocages dans les établissements à partir du mardi 3 novembre, tandis que les syndicats de travailleurs appellent à la grève et à des manifestations le jeudi 5 novembre. Auprès de BFMTV, une source gouvernementale a indiqué que les prochaines journées nécessitaient « humilité et vigilance ».
Des appels à bloquer les établissements
La semaine qui s’ouvre doit prolonger la mobilisation engagée depuis plusieurs semaines. Les organisations lycéennes et étudiantes prévoient des actions dans les lycées et les universités dès mardi. La porte-parole de l’Union étudiante, Sabrina Kharbach, a également appelé à participer, jeudi, aux rassemblements organisés par les travailleurs. L’Union nationale des étudiants de France a, de son côté, appelé à la poursuite de l’organisation dans les universités.
Ces annonces interviennent après des vacances scolaires commencées le 16 octobre au soir. Avant cette interruption, plusieurs établissements avaient déjà fait l’objet de blocages. Les revendications mentionnées par les organisations concernent notamment les conditions d’étude, les moyens matériels, le nombre d’enseignants, l’état des bâtiments et l’abrogation de Parcoursup. Le gouvernement a annoncé plusieurs mesures à destination de créateurs de contenus, mais celles-ci n’ont pas répondu aux attentes exprimées par les syndicats concernés.
| Date | Mobilisation annoncée |
|---|---|
| 2 novembre | Organisation des actions et des assemblées dans les établissements |
| 3 novembre | Blocages annoncés dans les lycées et les universités |
| 5 novembre | Grève des salariés, manifestations et nouveaux blocages |
Une réponse politique mise en avant par le gouvernement
La source gouvernementale citée par BFMTV estime que les mobilisations à venir devront recevoir une réponse à deux échéances. À court terme, elle renvoie à l’action de l’exécutif. À moyen terme, elle mentionne l’élection présidentielle de 2027. La même source considère que le mouvement social intervient à proximité de cette échéance électorale, ce qui lui donne une dimension politique particulière.
« Les mobilisations à venir doivent trouver une réponse politique. À court terme, par le gouvernement. À moyen terme, par l’élection présidentielle. »
Cette déclaration ne précise pas quelles nouvelles mesures pourraient être prises avant les journées annoncées. Elle intervient alors que les syndicats lycéens, étudiants et de travailleurs maintiennent leurs appels respectifs. La source gouvernementale affirme également qu’en République, lorsque vient le temps du vote, « la rue passe au second plan », tout en appelant à rester attentif à la suite du mouvement.
Le 5 novembre comme prochaine échéance nationale
La journée de jeudi doit réunir plusieurs formes de mobilisation : les appels à la grève des salariés, les manifestations de travailleurs et la participation annoncée d’organisations de jeunesse. Les étudiants et les lycéens demandent notamment des améliorations concrètes dans les établissements. Les syndicats de travailleurs inscrivent cette journée dans une contestation plus large de la vie chère et de la politique menée par le gouvernement.
Après les rassemblements du 31 octobre, l’exécutif devra donc suivre simultanément la situation dans les établissements scolaires et universitaires et la participation à la grève du 5 novembre. Les autorités comme les organisations mobilisées n’ont pas fourni, dans les éléments rapportés par BFMTV, de prévision chiffrée sur l’ampleur des blocages ou des cortèges. La prochaine semaine constituera ainsi un nouveau test pour le dialogue social et pour la capacité du gouvernement à répondre aux revendications formulées par les organisations de jeunesse et les syndicats.
- 3 novembre : blocages annoncés dans les lycées et les universités.
- 5 novembre : appel national à la grève et aux manifestations des travailleurs.
- Position de l’exécutif : vigilance à court terme et renvoi à la présidentielle de 2027 pour l’échéance politique.