La France ne modifiera pas sa position diplomatique à l’égard du conflit israélo-palestinien en fonction du résultat des élections israéliennes, a déclaré mercredi Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères. Interrogé sur France 2, il a affirmé que Paris continuerait de défendre la création de deux États, israélien et palestinien, appelés à vivre côte à côte.
Cette orientation s’appliquerait aussi bien à une victoire de la coalition conduite par le Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu qu’à celle du bloc d’opposition, a précisé le ministre. La déclaration intervient alors que le dépouillement des suffrages ne permettait pas encore de dégager une majorité gouvernementale. D’après les éléments rapportés par Jforum, la moitié des voix avait été dépouillée mercredi matin.
Une ligne diplomatique présentée comme constante
Jean-Noël Barrot a présenté la position française comme indépendante de l’issue du scrutin. Il a associé, dans la même formulation, la recherche de la sécurité d’Israël et la perspective d’un règlement politique fondé sur deux États. La France entend ainsi maintenir une approche qui combine la reconnaissance des impératifs de sécurité israéliens et la défense d’un cadre politique pour les Palestiniens.
« Notre cap ne variera pas »
Le ministre a également indiqué que Paris continuerait à travailler avec le gouvernement qui sortirait des urnes. Il a appelé à attendre la fin du dépouillement et à respecter le résultat du vote. Cette position vise à distinguer la relation diplomatique de la France avec Israël de la composition de sa future majorité gouvernementale.
Des relations franco-israéliennes marquées par plusieurs désaccords
La déclaration intervient dans un contexte de relations tendues entre Paris et Jérusalem, selon Jforum. Le média rappelle que la France et Israël ont connu plusieurs désaccords, notamment depuis la reconnaissance par Emmanuel Macron d’un État de Palestine, présentée dans l’article comme intervenue un an auparavant. Le président de la République avait également annoncé l’arrêt du commerce avec les colonies israéliennes situées en Cisjordanie occupée, qualifiées d’illégales dans le contenu publié.
Interrogé sur l’hypothèse d’une relation plus apaisée avec un éventuel gouvernement issu de l’opposition, Jean-Noël Barrot ne s’est pas prononcé en ce sens. Il a plutôt réaffirmé que la position française resterait inchangée, quels que soient les responsables appelés à gouverner Israël.
- Objectif diplomatique affiché : défendre une solution fondée sur deux États.
- Position française : garantir la sécurité d’Israël tout en soutenant la création d’un État palestinien.
- Échéance politique : attendre la fin du dépouillement avant de tirer des conclusions sur la future majorité israélienne.
Le scrutin israélien encore incertain
Le taux de participation, décrit comme record par le ministre, a été interprété par celui-ci comme le signe que la population israélienne souhaitait exprimer une position. Cette donnée ne permet toutefois pas, à elle seule, de déterminer la coalition qui pourra former un gouvernement. Jean-Noël Barrot a donc indiqué qu’il convenait de laisser le processus électoral s’achever avant d’évaluer ses conséquences.
Pour la diplomatie française, l’enjeu immédiat est de préserver une continuité dans les échanges avec les autorités israéliennes tout en maintenant la perspective d’un règlement négocié. La déclaration du ministre fixe ainsi le cadre annoncé par Paris : le résultat des élections sera pris en compte, mais il ne devrait pas entraîner de changement de cap sur la solution à deux États.