Les syndicats ont placé la date du 5 novembre au centre d'une nouvelle phase de mobilisation nationale visant à accroître la pression sur l'exécutif. Après les journées de contestation des 17 et 24 octobre, la CFDT, la CGT, FO, l'Unsa et la FSU, réunies en intersyndicale, appellent à une journée de grève et de manifestations « pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie », indique Le Figaro.
Un appel unitaire et des secteurs ciblés
La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a déclaré que « l’heure est venue de franchir un nouveau cap dans la mobilisation, la grève doit prendre le relais », après une réunion tenue à Matignon. De son côté, la secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, a résumé l'objectif : « Le rendez‑vous de mobilisation, c’est le 5 novembre ». L'intersyndicale souhaite fédérer salariés du privé et du public, jeunes et retraités autour d'un ensemble de revendications économiques et sociales.
« La colère est immense. La situation du pays est fragile. Il faut sans attendre répondre aux urgences sociales et environnementales », écrivent les organisations dans un communiqué commun, appelant « l’ensemble des salariés du public comme du privé, des jeunes et des retraités » à « faire grève et manifester le jeudi 5 novembre prochain ».
Les thèmes mis en avant par les syndicats comprennent notamment :
- augmentation des salaires et ouverture de négociations salariales ;
- renforcement des services publics et des moyens pour l'éducation et la santé ;
- mesures en faveur de l’emploi et de l’industrie ;
- justice fiscale (taxation des patrimoines, héritages et dividendes) ;
- égalité salariale femmes‑hommes et hausse des pensions et aides sociales.
Revendiations détaillées
Le communiqué intersyndical cité par Le Figaro énumère des demandes précises que les organisations veulent voir portées immédiatement :
| Objet | Demande |
|---|---|
| Salaires | Ouverture immédiate de négociations pour augmenter les salaires et réaliser l'égalité salariale femmes‑hommes |
| Pensions et aides | Augmentation des pensions des retraités et de la valeur du point d'indice des fonctionnaires ; hausse du Smic et des aides sociales |
| Services publics | Renforcement des moyens des services publics |
| Fiscalité | Mesures de justice fiscale : taxer patrimoines, héritages et dividendes |
Le Figaro rappelle que cette journée s'inscrit dans un automne social marqué par plusieurs mouvements : grève dans la fonction publique le 29 septembre, manifestations du 17 et 24 octobre, et mobilisation lycéenne. Les syndicats entendent, par le calendrier et la diversité des secteurs visés, transformer la mobilisation actuelle en une contestation durable contre la politique économique et sociale du gouvernement.
Conséquences politiques et sociales
Sur le plan politique, un appel unitaire à la grève à l'échelle nationale met le gouvernement au défi de répondre aux revendications sans aggraver les tensions sociales déjà visibles lors des dernières manifestations. Sur le plan opérationnel, des perturbations sont attendues dans les secteurs clefs cités par l'intersyndicale — transports, éducation, santé, et l'industrie — ce qui pourrait amplifier le retentissement de la journée du 5 novembre au sein de l'opinion publique.
Les syndicats demandent une réponse rapide du gouvernement aux « urgences sociales et environnementales » formulées dans leur communiqué. Le calendrier des actions prévues dans les prochains jours, auquel s'ajoutent des initiatives des « gilets jaunes » et d'autres collectifs, laisse présager une période de mobilisations continues.
La suite dépendra des annonces et propositions que l'exécutif choisira de faire dans les prochains jours, ainsi que du degré d'adhésion des salariés et des secteurs ciblés par l'appel intersyndical.