Gabriel Attal, candidat Renaissance à l’élection présidentielle de 2027 et ex-Premier ministre d’Emmanuel Macron, a présenté mercredi 28 octobre les principales orientations de son programme économique lors d’une conférence de presse. Il défend une ligne combinant un « virage libéral » et une intervention de l’État dans plusieurs secteurs considérés comme stratégiques. Sa méthode tient en deux mots : « libérer et planifier », selon les termes rapportés par Le Parisien.
Réduire les contraintes pesant sur les entreprises
Le candidat souhaite agir sur les règles applicables aux entreprises en supprimant, s’il est élu, un quart de leur charge administrative. Il prévoit également de faire adopter dès l’été une loi garantissant pendant dix ans une stabilité fiscale et normative. Cette proposition vise à donner davantage de visibilité aux acteurs économiques, alors que Gabriel Attal reconnaît que la simplification a constitué, selon lui, « une des promesses les plus déçues des deux quinquennats » d’Emmanuel Macron.
Le projet présenté repose aussi sur une modification importante du droit du travail. Gabriel Attal propose de remplacer le Code du travail par une « Constitution du travail », limitée à l’énoncé de grands principes. Le détail des règles serait ensuite renvoyé aux négociations menées dans les branches professionnelles et les entreprises. La source ne précise pas le contenu des principes qui seraient conservés ni les modalités de cette répartition entre la loi et la négociation collective.
« Je propose une méthode : libérer et planifier »
Cette formule résume l’équilibre recherché par le candidat entre autonomie accrue accordée aux entreprises et pilotage public des investissements. Gabriel Attal cite à ce titre la planification mise en œuvre, selon lui, par le général de Gaulle. Il entend l’appliquer en priorité à l’intelligence artificielle et à l’informatique quantique, deux domaines qu’il place au centre de sa stratégie industrielle et technologique.
Un objectif de 200 milliards d’euros d’ici 2040
Pour ces deux secteurs, Gabriel Attal avance un montant total de 200 milliards d’euros d’investissements d’ici 2040. Le financement serait partagé à parts égales entre les fonds publics et les fonds privés. Il s’agit donc, dans la proposition présentée, de mobiliser 100 milliards d’euros publics et 100 milliards d’euros privés, sans que le détail des instruments budgétaires ou financiers ne soit précisé dans les éléments rapportés par Le Parisien.
| Élément du programme | Proposition annoncée |
|---|---|
| Investissements ciblés | Intelligence artificielle et informatique quantique |
| Horizon | 2040 |
| Montant total | 200 milliards d’euros |
| Répartition envisagée | Moitié de fonds publics, moitié de fonds privés |
Biotechnologies, énergie et défense également ciblées
Le périmètre de cette planification ne se limiterait pas aux technologies numériques. Le programme cite aussi les biotechnologies, l’énergie, le spatial et la défense. Gabriel Attal entend par ailleurs modifier la manière dont les pouvoirs publics soutiennent les entreprises : il propose de passer d’une logique de subventions à une logique de contrats, notamment au moyen de la commande publique.
Pour illustrer cette orientation, le candidat mentionne SpaceX et estime que l’entreprise n’aurait pas connu son développement sans les commandes de la NASA. Dans cette approche, l’État ne financerait donc pas seulement des projets privés ; il utiliserait également ses achats et ses contrats pour orienter la demande vers des filières jugées prioritaires. La source ne détaille pas les critères qui permettraient de sélectionner les entreprises ou les technologies bénéficiaires.
Un positionnement entre libéralisme et intervention publique
Le projet économique présenté articule ainsi plusieurs volets : réduction des normes administratives, stabilité annoncée de la fiscalité et des règles, transformation du droit du travail, puis intervention de l’État dans des domaines stratégiques. Gabriel Attal associe cette combinaison à la construction d’un « capitalisme de l’innovation ». Il met en avant le risque que les générations futures ne disposent plus que d’emplois liés à l’accueil de technologies conçues ailleurs si la France ne maîtrise pas suffisamment l’innovation.
Ces annonces constituent, à ce stade, les premières lignes directrices économiques exposées publiquement par le candidat dans la perspective de 2027. Elles devront être précisées sur leur coût, leur calendrier d’application et leurs modalités législatives. Le contenu présenté par Le Parisien ne fournit pas d’éléments sur le financement global du programme ni sur les autres volets de la candidature Renaissance.