Jimmy Rodriguez, âgé de 27 ans, se présente comme candidat à l’élection présidentielle. Dans un projet de nouvelle Constitution mis en ligne la semaine précédant son intervention, il propose de modifier en profondeur la composition et le fonctionnement des institutions françaises. Son dispositif prévoit notamment que l’Assemblée nationale et le Sénat soient constitués de citoyens tirés au sort, pour une durée limitée à trois mois.
Un projet centré sur le renouvellement des institutions
Le candidat affirme avoir élaboré ce texte à partir de plusieurs préoccupations : le sentiment d’un éloignement entre les responsables politiques et la vie quotidienne, la hausse des prix et la prise en compte insuffisante, selon lui, des revendications exprimées dans les manifestations. Il indique avoir publié sa proposition après avoir constaté, à la mi-octobre, qu’il ne progressait plus dans sa démarche politique.
Le document présenté repose sur cinq axes annoncés par Jimmy Rodriguez : faire participer directement les citoyens à l’élaboration des lois, donner une place au travail dans le fonctionnement du Parlement, réduire la concentration des pouvoirs présidentiels, favoriser des candidatures issues du terrain et rapprocher la justice et la police de la population.
« Une Assemblée et un Sénat qui doivent être composés de 225 citoyens tirés au sort pour trois mois »
Cette proposition modifierait le principe actuel de représentation parlementaire, puisque les députés et les sénateurs ne seraient plus désignés dans le cadre des élections législatives et sénatoriales telles qu’elles existent aujourd’hui. Le projet évoqué ne précise pas, dans les éléments présentés, les modalités de désignation des citoyens, leur répartition entre les deux chambres ni les règles applicables à l’exercice de leur mandat.
Une critique du rôle du président de la République
Jimmy Rodriguez estime également que le chef de l’État dispose d’une place trop importante dans les institutions. Il ne souhaite pas instaurer une République au sens où il l’entend, mais parle d’une « première démocratie républicaine ». La source ne détaille pas l’ensemble des conséquences juridiques et institutionnelles de cette formule ni le modèle de régime qui remplacerait précisément le fonctionnement actuel.
Son projet comprend aussi la création souhaitée d’une assemblée générale des travailleurs. Celle-ci réunirait, selon son idée, des représentants des métiers et des filières économiques désignés par convention collective. L’objectif affiché est de replacer le travail dans le débat politique et de mieux définir les secteurs d’activité.
Une candidature en recherche de parrainages
En parallèle de la mise en ligne de sa Constitution, le candidat a lancé une pétition. Il dit vouloir faire connaître ses propositions aux autres candidats et recueillir des retours de terrain. Il a rencontré des maires des environs, sans communiquer leurs noms, et indique avoir modifié certains éléments de son texte après ces échanges.
- Durée proposée : trois mois pour les membres tirés au sort de l’Assemblée et du Sénat.
- Mode de désignation envisagé : tirage au sort de 225 citoyens.
- Autres priorités annoncées : participation citoyenne, représentation du travail et limitation du pouvoir présidentiel.
Jimmy Rodriguez reconnaît lui-même le caractère « utopiste » de son projet. Sa démarche s’inscrit désormais dans la préparation de l’élection présidentielle : il cherche à obtenir les 500 parrainages nécessaires pour pouvoir se présenter. Les éléments rapportés ne permettent pas de savoir combien de signatures il a déjà recueillies ni quelles formations ou quels élus soutiennent sa candidature.