Le ministère de l’Intérieur a publié dimanche le bilan national de la troisième journée de mobilisation contre la vie chère, organisée samedi 31 octobre 2026. Au total, 291 actions sur la voie publique ont été recensées en France. Les autorités font état de 779 interpellations, dont 565 avant 21 heures et 214 après cette heure, dans le cadre d’interventions également liées aux rassemblements et aux festivités d’Halloween.
Le dispositif de sécurité avait été annoncé jeudi par le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. D’après le communiqué diffusé par son ministère, les cortèges déclarés ont d’abord été encadrés. Dans la soirée, les forces de sécurité ont ensuite été mobilisées contre des groupes dispersés, certains cherchant, selon le ministère, à perturber les manifestations ou les événements organisés pour Halloween.
« Le bilan national à 12 h fait état de 779 interpellations en cumulé, sans incident majeur en seconde partie de soirée »
Le nombre d’interpellations enregistrées avant 21 heures est inférieur à celui des deux précédentes journées mentionnées par le ministère. Il s’élevait à 1 435 le 24 octobre et à 2 628 le 17 octobre. Ces comparaisons portent sur les chiffres communiqués par le ministère de l’Intérieur pour les trois mobilisations successives.
| Indicateur | Bilan du 31 octobre |
|---|---|
| Actions sur la voie publique | 291 |
| Interpellations | 779 |
| Départs de feu traités | 515 |
| Commerces dégradés | 36 |
| Commerces pillés | 3 |
| Membres des forces de l’ordre blessés | 116 |
Le communiqué fait également état de 515 départs de feu pris en charge. Trente-six commerces ont été dégradés et trois ont été pillés. À titre de comparaison, le ministère avait dénombré 69 commerces dégradés la semaine précédente, parmi lesquels 24 avaient été pillés. Le bilan de samedi fait donc apparaître un nombre inférieur de commerces concernés, selon les données communiquées par les autorités.
Les forces de l’ordre ont par ailleurs enregistré 116 blessés. Le ministère en comptait 267 le 24 octobre et 1 144 lors de la mobilisation du 17 octobre. Ces chiffres sont présentés dans le bilan national établi au lendemain des opérations ; ils ne détaillent pas la nature des blessures ni leur répartition entre les différents services mobilisés.
Dans son communiqué, le ministère attribue une partie des dégradations à des « groupes de casseurs », qu’il rattache pour partie à la mouvance d’ultragauche et à celle de l’extrême gauche radicale. Cette qualification relève de la présentation officielle du ministère. Laurent Nuñez a, de son côté, déclaré sur X que le dispositif avait permis aux manifestations déclarées de se tenir tout en empêchant certaines actions de perturber les cortèges. Il a également rendu hommage aux forces de sécurité.
- 291 actions ont été recensées sur la voie publique.
- 565 interpellations ont eu lieu avant 21 heures et 214 après.
- 116 membres des forces de l’ordre ont été blessés.