Le logement pourrait peser dans le choix présidentiel de 2027, sans pour autant constituer, à ce stade, une hiérarchie des priorités électorales. D’après l’enquête « Les Français et le logement », réalisée par Ipsos bva pour Le Figaro Immobilier et franceinfo, en partenariat avec CESI école d’ingénieurs, 43 % des personnes interrogées déclarent que cette question interviendra dans leur vote. La publication de l’étude est intervenue le 29 octobre 2026.
Dans le détail, 12 % répondent que le logement comptera « tout à fait » dans leur décision et 31 % estiment que ce sera « plutôt » le cas. Le résultat renseigne sur la place que les répondants accordent à cet enjeu, mais il ne permet pas de le comparer directement avec d’autres thèmes de campagne : l’enquête ne leur demandait pas de départager le logement, le pouvoir d’achat, la santé, la sécurité ou l’éducation.
Un écart marqué selon l’âge
La différence la plus importante concerne les générations. Le logement est cité comme un élément du vote par 57 % des moins de 35 ans. Cette proportion descend à 44 % chez les 35-59 ans, puis à 32 % parmi les personnes âgées de 60 ans et plus. Ces données décrivent des niveaux de sensibilité différents selon l’âge, mais l’étude ne permet pas, à elle seule, d’établir une relation de cause à effet avec les situations résidentielles ou financières.
| Catégorie | Part déclarant que le logement comptera |
|---|---|
| Moins de 35 ans | 57 % |
| 35-59 ans | 44 % |
| 60 ans et plus | 32 % |
Le même rapport fait état de difficultés particulières chez les plus jeunes. Parmi les moins de 35 ans, 49 % indiquent avoir déjà renoncé à certaines dépenses essentielles afin de payer leur logement. 36 % déclarent également avoir différé un projet de couple ou de famille en raison de son coût. Ces réponses peuvent contribuer à expliquer la place accordée au sujet dans cette tranche d’âge, sans que le sondage ne démontre mécaniquement un lien entre ces expériences et l’intention de vote.
Des écarts entre les sympathisants
La question varie aussi selon la proximité politique déclarée. La part des répondants affirmant que le logement pèsera dans leur choix atteint 63 % chez les sympathisants de La France insoumise. Elle s’établit à 49 % chez les écologistes, 45 % dans l’ensemble PS/Place publique, 31 % dans le bloc central, 40 % chez Les Républicains et 43 % chez les sympathisants du Rassemblement national.
- 63 % chez les sympathisants de La France insoumise ;
- 49 % chez les écologistes et 45 % dans l’ensemble PS/Place publique ;
- 31 % dans le bloc central, 40 % chez LR et 43 % au RN.
Ces pourcentages sont présentés sur des sous-échantillons, dont la taille n’est pas précisée dans les éléments disponibles. Le commanditaire, l’institut et la date de publication sont indiqués, mais les dates précises de réalisation, la taille totale de l’échantillon et la marge d’erreur ne figurent pas dans le contenu fourni. Les écarts entre familles politiques doivent donc être lus avec prudence.
Un enjeu identifié, sans candidat désigné
L’enquête fait apparaître un décalage entre l’importance accordée à certaines propositions publiques et la confiance placée dans les personnalités testées. Aucun des responsables soumis aux répondants ne recueille une majorité de confiance pour traiter la crise du logement. Le sondage ne mesure toutefois pas un transfert de voix vers un candidat et ne permet pas de déduire l’issue du scrutin.
À plusieurs mois de l’élection présidentielle, cette étude constitue ainsi une photographie de l’opinion sur un thème précis, et non une prédiction du vote. Elle indique que le logement est davantage associé au choix électoral chez les jeunes et qu’il suscite des niveaux d’attention différents selon les sensibilités politiques. La place qu’il prendra effectivement dans la campagne dépendra des propositions formulées et de la manière dont les électeurs arbitreront entre les différents enjeux nationaux.