À l’ouverture des débats parlementaires sur le projet de loi de finances pour 2027, Philippe Chalopin, président de l’Association des maires de la Maine‑et‑Loire (AMF49), a exprimé « sa profonde inquiétude » quant aux mesures qui pèseraient sur les collectivités locales. Dans un communiqué relayé par Saumur Kiosque, il reprend et soutient les positions défendues par l’Association des maires de France (AMF) face à l’effort budgétaire demandé.
Une contribution chiffrée et des mesures ciblées
Le message met en exergue un montant global annoncé par le gouvernement : 7 milliards d’euros d’effort attendu des collectivités territoriales pour 2027, dont près de 5 milliards seraient supportés par les communes et les intercommunalités. Philippe Chalopin détaille plusieurs volets de cette contribution :
- une contribution budgétaire non remboursable de 2,5 milliards d’euros ;
- une baisse du Fonds de compensation de la TVA (FCTVA) évaluée à 2,1 milliards d’euros ;
- une nouvelle hausse des cotisations à la caisse de retraite CNRACL.
Pour l’élu de l’AMF49, ce scénario est d’abord injuste : il rappelle que les collectivités ne représentent qu’une part limitée de la dépense publique nationale (chiffre mentionné : 19 %), et qu’elles ont déjà largement contribué aux redressements précédents. Depuis 2009, le « bloc communal » aurait apporté plus de 82 milliards d’euros via l’évolution de la dotation globale de fonctionnement (DGF), rappelle le communiqué.
Effet sur l’investissement local et l’économie
Outre la dimension budgétaire, le président de l’AMF49 alerte sur les conséquences opérationnelles : en réduisant la capacité d’intervention des communes et intercommunalités, notamment via l’affaiblissement du FCTVA, ce budget menacerait les projets locaux (écoles, voiries, équipements publics, réseaux d’eau et d’assainissement, transition écologique, adaptation au changement climatique). L’impact attendu toucherait également les entreprises locales, en particulier celles du bâtiment et des travaux publics, dépendantes de la commande publique.
Le texte souligne enfin que les collectivités auraient déjà subi « plus de 6 milliards d’euros de prélèvements entre 2025 et 2026 », pointant une accumulation d’efforts récents.
Positionnement de l’AMF et perspectives
Philippe Chalopin affirme apporter « son plein soutien aux positions défendues par l'Association des maires de France ». L’AMF a appelé à la vigilance et demandé des garanties pour que l’ajustement budgétaire national ne se traduise pas par un transfert systématique des difficultés vers les territoires.
« Le PLF 2027 prévoit un effort inédit de 7 milliards d’euros pour les collectivités territoriales, dont près de 5 milliards d’euros pour les seules communes et intercommunalités. »
Sur le plan politique, cette prise de position s’inscrit dans un contexte de fortes tensions financières entre l’État et les collectivités, alors que l’examen du PLF se déroule en séance. Les élus locaux pourraient demander des amendements ou des garanties dans les semaines qui viennent afin d’atténuer l’impact sur l’investissement et les services rendus aux habitants.
| Volet | Montant (euros) |
|---|---|
| Effort total réclamé aux collectivités | 7 milliards |
| Part pour communes et intercommunalités | ≈ 5 milliards |
| Contribution non remboursable | 2,5 milliards |
| Baisse du FCTVA | 2,1 milliards |
Les prochains jours seront déterminants : députés et sénateurs débattront des articles et amendements du PLF 2027, tandis que l’AMF et ses présidences départementales multiplient les interventions pour peser sur le contenu final du texte.