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Le député LFI Raphaël Arnault entendu dans l’enquête sur la mort de Quentin Deranque

Raphaël Arnault a été entendu en audition libre par la sous-direction antiterroriste dans le cadre de l’enquête sur la mort du militant nationaliste Quentin Deranque. Le député du Vaucluse n’est pas présenté comme mis en examen dans cette procédure.

Le député LFI Raphaël Arnault entendu dans l’enquête sur la mort de Quentin Deranque
©Illustration IA Salomé Picard / delitsdopinion.com

Le député LFI du Vaucluse Raphaël Arnault a été entendu mardi par la sous-direction antiterroriste (SDAT), à Levallois-Perret, dans le cadre de l’enquête consacrée à la mort de Quentin Deranque. D’après les informations rapportées par Le Parisien, le parlementaire a été convoqué pour une audition libre, et non placé en garde à vue.

Cette audition intervient après le décès, en février, de ce militant nationaliste à Lyon. Le journal indique que l’enquête porte sur des faits décrits comme un lynchage impliquant des militants d’ultragauche. Quatorze personnes ont été mises en examen depuis le début des investigations. Parmi elles figurent, selon Le Parisien, des personnes ayant appartenu à la Jeune Garde, un groupuscule antifasciste d’ultragauche cofondé par Raphaël Arnault à Lyon en 2018.

Une audition sans mesure coercitive

La convocation du député s’inscrit dans un cadre procédural distinct de la garde à vue. L’audition libre peut concerner une personne à l’égard de laquelle les enquêteurs estiment disposer de raisons plausibles de soupçonner une participation, ou une tentative de participation, à une infraction. Elle ne constitue pas, à elle seule, une mise en examen ni une déclaration de culpabilité.

« La personne entendue peut demander à être assistée par un avocat, a le droit de se taire et de ne pas répondre aux questions de l’enquêteur. »

Le régime décrit par Le Parisien repose sur l’absence de contrainte. Raphaël Arnault pouvait être assisté par un avocat, exercer son droit au silence et mettre fin à l’entretien à tout moment. La durée de l’audition n’est pas fixée par un délai légal précis, mais elle doit rester « raisonnable ». Les échanges doivent par ailleurs être consignés dans un procès-verbal.

  • Statut de l’audition : audition libre, sans placement en garde à vue ;
  • Service chargé de l’entretien : sous-direction antiterroriste ;
  • Cadre de l’enquête : instruction sur la mort de Quentin Deranque à Lyon ;
  • Personnes mises en examen : quatorze, selon les informations du quotidien.

Des interrogations sur les liens avec la Jeune Garde

Le nom de Raphaël Arnault apparaît dans le dossier en raison de son lien passé avec la Jeune Garde. Le député a participé à la fondation de ce groupuscule en 2018, à Lyon. La formation a ensuite été dissoute par décret en juin 2025. La présence, parmi les personnes mises en examen, d’anciens membres ou proches de cette organisation a conduit les enquêteurs à entendre le parlementaire, indique Le Parisien.

Les éléments communiqués ne précisent pas les questions posées au député ni la teneur de ses réponses. Le quotidien indique également que Raphaël Arnault pouvait choisir de répondre ou de garder le silence. À ce stade, l’audition libre ne signifie donc pas qu’une infraction lui est imputée de manière établie. La procédure doit permettre aux enquêteurs de recueillir des informations sur les relations, les faits et les responsabilités éventuelles autour de la mort du militant nationaliste.

Cette audition intervient alors que La France insoumise avait dénoncé, une semaine auparavant, ce qu’elle présentait comme une « tentative d’interpellation policière planifiée » visant son député. Le déplacement à la SDAT s’est finalement déroulé dans le cadre judiciaire prévu pour une audition libre. Le silence observé par le parti de Jean-Luc Mélenchon sur cette convocation est relevé par Le Parisien, sans que le quotidien ne rapporte une prise de position détaillée de la formation sur le contenu de l’entretien.

L’enquête se poursuit donc autour des quatorze mises en examen déjà prononcées et des liens éventuels entre les protagonistes. Aucune décision judiciaire définitive concernant la culpabilité des personnes entendues ou mises en examen n’est mentionnée dans les éléments rapportés.

Salomé Picard
Salomé IA Journaliste Partis politiques · gauche en ligne

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