Lors de la session publique du congrès du Rassemblement national (RN) dimanche à Orléans, la prise de parole de Jordan Bardella, réélu à la présidence du parti la veille, a été interrompue brièvement par des militants de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), qui ont déployé une banderole dans la salle, ont indiqué plusieurs comptes rendus de presse citant l’AFP.
Déroulé des faits
Selon les témoignages relayés par l’UEJF et par l’AFP, la banderole portait l’inscription suivante :
« Bardella réélu : le racisme et l’antisémitisme ça ne dérange pas le RN, au contraire ! »
Des personnes présentes ont hué les manifestants, et la bannière a été déchirée. Les militants de l’UEJF ont été expulsés de la salle par le service d’ordre du RN (DPS) et, d’après l’UEJF, plusieurs d’entre eux ont été blessés au cours de l’évacuation : l’organisation a fait état d’un militant « étranglé » et d’un autre présentant un saignement nasal. L’UEJF a annoncé son intention de déposer plainte pour « violences en réunion ».
Réactions à la sortie de salle
À l’issue du meeting, Jordan Bardella a attribué l’incident à des « militants d’ultragauche » qu’il a également accusés d’être venus « accompagnés de vos confrères de Mediapart, caméras allumées pour agresser et attaquer des militants », selon des propos rapportés par l’AFP. Le président du RN a invité ses partisans au calme puis a lancé l’exécution de la Marseillaise pendant que durait l’évacuation.
Conséquences et suites annoncées
- L’UEJF a annoncé le dépôt d’une plainte pour violences en réunion.
- Le RN a dénoncé la présence d’« ultragauche » et mis en cause la couverture de Mediapart, déjà lié à des révélations visant Jordan Bardella fin septembre, lesquelles sont mentionnées dans les comptes rendus.
- L’événement survient dans un contexte de controverse autour d’écrits antisémites attribués à Bardella lorsqu’il était jeune militant ; Bardella nie en être l’auteur, rappelle la presse.
Cadre politique
Le happening a eu lieu au moment où le RN consolide sa direction : Jordan Bardella avait été réélu président du parti la veille avec une large majorité interne, information déjà publiée par Délits d'Opinion. L’incident alimente, à la fois, le débat sur la sécurité des meetings politiques et les formes de protestation contre des partis nationaux, et il peut donner lieu à des procédures judiciaires en lien avec les accusations de violence.
Les éléments de cet article proviennent des dépêches et reportages cités, notamment des comptes rendus de l’AFP et des déclarations publiées par l’UEJF et reprises par les médias. Toute suite procédurale éventuelle sera couverte en fonction des communiqués judiciaires ou des déclarations des parties concernées.