Sur le plateau de LCI, Bruno Retailleau, candidat des Républicains à l’élection présidentielle, a confirmé la composante sociale de son projet : plafonner certaines prestations à 70% du SMIC, a rapporté Capital. Le plafond exclurait explicitement les allocations familiales, les prestations liées au handicap et les pensions de retraites, selon le même compte rendu.
Un exemple chiffré et les justifications avancées
Le magazine donne l’exemple d’une jeune mère isolée de 20 ans, mère d’un enfant d’un an, qui perçoit aujourd’hui environ 1 446 euros par mois au total (détail cité : 650 € de RSA, 397 € d’APL, 200 € d’allocation parent isolé et près de 200 € d’allocation éducation). Dans l’hypothèse du plafonnement proposé par Bruno Retailleau, ces aides tomberaient à environ 1 000 euros.
Pour justifier sa mesure, le président du parti Les Républicains a plaidé pour « rendre le travail plus rémunérateur » et pour une « société de la prospérité pour tous, du travail pour tous », d’après Capital. Il a déclaré qu’il « assume » cet effet sur certains profils car, selon lui, le retour à l’emploi serait « beaucoup plus avantageux » pour des bénéficiaires comme la jeune mère citée.
« il y a une autre voie qui sera le travail, qui sera beaucoup plus avantageuse »
Sur le plateau, il a expliqué que le système actuel décourage le retour à l’emploi pour des raisons pratiques : coût du carburant et frais de garde, notamment. Il a assuré que, dans son dispositif, le fait de reprendre une activité à temps partiel serait « plus avantageux de 400 euros » pour le profil évoqué.
Ce que prévoit précisément le projet
- Plafonnement des prestations sociales (hors allocations familiales, aides liées au handicap et pensions de vieillesse) à 70% du SMIC.
- Exemple chiffré fourni : passage d’environ 1 446 € à 1 000 € pour une mère isolée non active.
- Argument avancé : rendre le travail plus attractif et compenser le coût d’entrée dans l’emploi (garde d’enfants, essence).
Sur le plan politique, cette annonce intervient alors que Bruno Retailleau multiplie les interventions médiatiques pour détailler son programme national. Le financement, l’étendue précise des prestations concernées et les modalités de transition n’étaient pas détaillés dans l’article de Capital et pourraient faire l’objet d’arbitrages ultérieurs si la proposition était intégrée dans un programme définitif.
Conséquences et enjeux
Un tel plafonnement, s’il était adopté, pourrait modifier la situation financière de ménages modestes en réduisant certaines prestations, tout en visant à accroître l’attractivité du retour à l’emploi, selon les éléments fournis par le candidat. La proposition soulève des questions sur les effets redistributifs, les coûts administratifs de mise en œuvre et les mécanismes d’accompagnement des publics concernés, points qui restent à préciser par l’équipe du candidat.
| Élément | Chiffre cité |
|---|---|
| RSA (exemple) | 650 € |
| APL (exemple) | 397 € |
| Allocation parent isolé | 200 € |
| Allocation éducation (moins de 3 ans) | ~200 € |
| Total aides actuelles (exemple) | ~1 446 € |
| Total après plafonnement (estimation citée) | ~1 000 € |
L’annonce devrait alimenter les débats sur la protection sociale et le travail pendant la campagne. Les précisions sur l’assiette exacte des prestations concernées, les exceptions et les dispositifs d’accompagnement restent attendues pour juger de l’ampleur réelle de la réforme proposée par Bruno Retailleau.
Source : Capital (compte rendu de l’entretien sur LCI, 22 octobre).