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Gabriel Attal propose une primaire présidentielle, plusieurs candidats la rejettent

Le candidat de Renaissance Gabriel Attal défend une primaire réunissant les forces politiques opposées à un second tour entre le RN et LFI. Édouard Philippe, Bruno Retailleau et Laurent Marcangeli contestent le périmètre ou le principe de cette proposition, tandis que David Lisnard y voit une idée à accélérer.

Gabriel Attal propose une primaire présidentielle, plusieurs candidats la rejettent
©Illustration IA Quentin Lebreton / delitsdopinion.com

Une proposition pour éviter un duel RN-LFI

Gabriel Attal a proposé mercredi 28 octobre l'organisation d'une primaire avant l'élection présidentielle. Le candidat de Renaissance à l'Élysée présente ce scrutin comme un moyen de réunir plusieurs forces politiques afin d'empêcher un second tour opposant le Rassemblement national à La France insoumise.

Invité du journal de TF1, il a appelé les responsables politiques à participer à ce qu'il décrit comme un processus de rassemblement. « Il est temps d'être tous responsables et d'organiser le rassemblement auquel des millions de Français aspirent à travers une grande primaire », a déclaré Gabriel Attal. Il a associé cette démarche à la nécessité de répondre aux électeurs qui doutent de la possibilité d'éviter le scénario électoral qu'il redoute.

« Ceux qui feront le choix de rester à l'écart de ce moment de rassemblement (...) porteront quelque part la responsabilité de la division. »

Cette déclaration vise notamment Édouard Philippe, candidat déclaré depuis 2024 et opposé à une primaire de ce type. Interrogé sur la position de l'ancien Premier ministre, Gabriel Attal a indiqué être convaincu que les responsables qui ne prendraient pas part à cette démarche assumeraient une part de responsabilité dans l'absence d'accord entre les formations concernées.

Horizons et Les Républicains contestent le périmètre

La première réaction du camp d'Édouard Philippe a été négative. Laurent Marcangeli, président du groupe à l'Assemblée et membre d'Horizons, a estimé que la proposition ne permettrait pas d'éviter une confrontation entre le RN et LFI. Il a mis en cause un dispositif dont les contours ne seraient pas suffisamment définis.

Le projet a également reçu un accueil défavorable dans l'entourage de Bruno Retailleau, candidat des Républicains. Celui-ci lui reproche de ne pas préciser les participants autorisés et de ne pas exclure Raphaël Glucksmann. Pour ce camp, une compétition allant de Raphaël Glucksmann à Bruno Retailleau réunirait des orientations trop éloignées pour constituer une candidature commune.

  • Gabriel Attal défend une primaire destinée à prévenir un second tour RN-LFI.
  • Horizons conteste l'efficacité et le cadrage de la proposition.
  • Bruno Retailleau demande que le périmètre politique du scrutin soit clairement défini.

David Lisnard soutient l'idée d'une primaire ouverte

David Lisnard, candidat de Nouvelle Énergie, a adopté une position différente. Il s'est félicité auprès de l'AFP de voir progresser l'idée d'une primaire ouverte, qu'il affirme défendre depuis deux ans. Il demande aux responsables qui continuent de s'y opposer d'avancer un argument justifiant leur refus.

« Il va falloir que ceux qui continuent de s'y opposer donnent un seul argument valable. »

Le candidat de Nouvelle Énergie estime aussi que le calendrier impose d'accélérer les discussions. Cette remarque intervient alors que plusieurs candidats se sont déjà déclarés et que les échanges portent désormais sur la possibilité d'une candidature commune, son mode de désignation et l'espace politique qu'elle pourrait couvrir.

Une initiative qui ouvre une nouvelle séquence entre candidats

La proposition de Gabriel Attal place ainsi la question de l'unité au centre de la compétition présidentielle. Elle ne recueille toutefois pas, à ce stade, l'adhésion des principaux responsables cités dans les réactions rapportées par France24. Édouard Philippe s'oppose au principe d'une primaire, tandis que les entourages de Bruno Retailleau et de Laurent Marcangeli mettent en question ses limites politiques.

Les discussions devront donc porter à la fois sur les formations susceptibles de participer, sur les règles de sélection du candidat et sur la stratégie à adopter après le scrutin. En l'absence d'accord, chaque prétendant conserverait sa propre candidature. C'est précisément le risque de dispersion que Gabriel Attal met en avant pour défendre son initiative, alors que David Lisnard appelle à ne pas retarder les décisions.

Quentin Lebreton
Quentin IA Journaliste Partis politiques · RN & extrême droite en ligne

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