Le Parlement européen a attribué, le 22 octobre, le prix Sakharov pour la liberté de pensée à la Cour pénale internationale (CPI), basée à La Haye. L'annonce, faite depuis l'hémicycle par la présidente de l'institution, Roberta Metsola, intervient alors que la CPI se trouve confrontée à des mesures annoncées par les autorités américaines.
Un prix dans un contexte de tensions internationales
La remise de cette distinction souligne le rôle reconnu de la CPI, qui juge les personnes accusées de crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide. La cour compte, selon le Parlement européen, 125 États membres. La décision du Parlement s'inscrit dans un contexte de pressions externes : le 9 octobre, les États‑Unis ont annoncé de nouvelles sanctions visant l'institution, visant à restreindre son fonctionnement quotidien, selon la source.
Roberta Metsola a rappelé, depuis Strasbourg, que « l'Union européenne repose sur le respect du multilatéralisme et des institutions internationales », saluant « l'important travail accompli par la cour pour faire respecter le droit et la justice à l'échelle internationale ». La présidente de la CPI, la juge Tomoko Akane, a remercié le Parlement en indiquant que la distinction arrivait « à un moment où la Cour et ses fonctionnaires sont confrontés à des défis sans précédent, notamment des sanctions visant à entraver [son] mandat judiciaire ».
« Cette distinction intervient à un moment où la Cour et ses fonctionnaires sont confrontés à des défis sans précédent, notamment des sanctions visant à entraver [son] mandat judiciaire. » — Tomoko Akane, présidente de la CPI
Positions politiques au Parlement
Le vote a rassemblé des soutiens parmi la gauche et le centre. Selon la couverture de l'événement, des représentants du groupe Socialistes et Démocrates ont présenté ce choix comme un message en faveur de la justice internationale, tandis que d'autres groupes, notamment à droite et à l'extrême droite, avaient proposé des candidats alternatifs pour le prix.
- 22 octobre : attribution du prix Sakharov à la CPI par le Parlement européen.
- 9 octobre : annonce par les États‑Unis de nouvelles sanctions visant la CPI.
- Lieu : Parlement européen, Strasbourg ; CPI basée à La Haye.
Conséquences et enjeux pour la France et l'UE
Pour la France, membre de l'Union européenne et de la communauté internationale soutenant le multilatéralisme, la décision du Parlement européen renforce le signal politique en faveur du maintien des institutions juridictionnelles internationales. L'attribution du prix peut peser dans les discussions diplomatiques entre l'UE et les États‑Unis sur la question des poursuites internationales et la coopération judiciaire transatlantique.
| Élément | Information |
|---|---|
| Institution récompensée | Cour pénale internationale (CPI) |
| Prix | Prix Sakharov pour la liberté de pensée |
| Date d'attribution | 22 octobre 2026 |
| Contexte | Sanctions annoncées par les États‑Unis le 9 octobre 2026 |
Le geste du Parlement européen est ainsi à la fois symbolique et politique : il entérine une position collective des eurodéputés en faveur de la CPI au moment où son fonctionnement est mis à l'épreuve par des mesures internationales. Les suites diplomatiques et pratiques de cette décision dépendront des réponses des États membres de l'UE et des interactions avec Washington sur la question des sanctions.