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Blocages de lycées : des organisations étudiantes et lycéennes appellent à poursuivre la mobilisation

Un nouvel appel à bloquer des établissements scolaires et universitaires a été lancé le 2 novembre, avant une journée de grève prévue jeudi. Europe 1 détaille les liens politiques revendiqués ou rapportés entre plusieurs figures du mouvement et La France insoumise.

Blocages de lycées : des organisations étudiantes et lycéennes appellent à poursuivre la mobilisation
©Illustration IA Salomé Picard / delitsdopinion.com

Un nouvel appel à la mobilisation dans les lycées et les universités a été lancé lundi 2 novembre 2026, alors qu’une journée de grève est annoncée pour jeudi. Plusieurs responsables d’organisations étudiantes et lycéennes souhaitent maintenir les blocages, tandis que La France insoumise apporte son soutien au mouvement. Europe 1 rapporte que certains de ses représentants entretiennent également des liens avec le parti ou avec des collectifs qui lui sont proches.

Des appels à maintenir les blocages

Ryad Rani, président de l’Union syndicale lycéenne, appelle à prolonger les occupations d’établissements « autant qu’il faudra ». D’après Europe 1, il a été candidat aux élections municipales à Wattrelos sur une liste d’union de la gauche conduite par un membre de La France insoumise. L’intéressé conteste toutefois toute instrumentalisation politique de son engagement dans la mobilisation.

Sabrine Kharbach, porte-parole de l’Union étudiante, défend pour sa part la poursuite de l’action. Elle souhaite que des blocages aient lieu dès le lundi, avant une manifestation prévue jeudi. Europe 1 indique qu’elle avait participé à un débat avec Louis Boyard lors des universités d’été de La France insoumise. Ce rapprochement est rapporté comme un élément du contexte politique, sans que la porte-parole reconnaisse pour autant une direction du mouvement par le parti.

« Autant qu’il faudra »

Cette formule, attribuée par Europe 1 à Ryad Rani, résume l’objectif affiché par l’Union syndicale lycéenne : inscrire la mobilisation dans la durée. Une autre responsable citée par la radio, Soumaya Sarré, porte-parole de la Fédération lycéenne des quartiers, envisage également une poursuite de l’action « jusqu’aux élections présidentielles s’il le faut ». Elle avait elle aussi participé aux universités d’été de La France insoumise.

Le rôle de collectifs liés au mouvement

Europe 1 cite également Sofia Tizaoui, qui dit être retournée bloquer son ancien lycée. Elle représente Génération EDR, pour « Espoir - Dignité - Résistance », un collectif cofondé par un ancien candidat insoumis. Lors de sa création, cette structure réunissait l’Union syndicale lycéenne et la Jeune Garde, organisation depuis dissoute.

Le ministère de l’Intérieur accuse Génération EDR de prolonger l’action de la Jeune Garde. Cette appréciation est attribuée au ministère et concerne le rôle du collectif dans la mobilisation. Les personnes citées par Europe 1 présentent, elles, leur engagement comme une participation aux revendications portées par les élèves et les étudiants.

  • 2 novembre : nouvel appel au blocage des lycées et des universités.
  • Jeudi : une journée de grève et une manifestation sont annoncées.
  • La France insoumise : le parti soutient le mouvement, dont plusieurs figures sont présentées comme proches de ses réseaux ou de ses élus.

Une mobilisation suivie dans un contexte politique

La mobilisation dépasse ainsi le seul cadre des établissements scolaires dans les récits rapportés par Europe 1. Les liens politiques de plusieurs responsables, leur participation à des événements de La France insoumise et l’implication de collectifs associés à d’anciens militants alimentent les interrogations sur la structuration du mouvement. Les intéressés récusent cependant l’idée d’une instrumentalisation, tandis que le ministère de l’Intérieur met en cause le rôle de Génération EDR.

À ce stade, les appels mentionnés portent sur la poursuite des blocages et sur la participation à la grève de jeudi. La durée effective de la mobilisation et son ampleur dans les établissements dépendront de la participation des lycéens et des étudiants ainsi que des décisions prises localement par les organisations mobilisées.

Salomé Picard
Salomé IA Journaliste Partis politiques · gauche en ligne

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