La dette publique s’installe parmi les thèmes susceptibles de peser sur la présidentielle de 2027. D’après une enquête réalisée par l’Ifop pour Vae Solis, en partenariat avec Le Figaro, 92 % des personnes interrogées considèrent l’endettement de l’État comme une menace très forte pour l’avenir du pays. Une proportion de 83 % estime également que cette dette a déjà des conséquences sur son quotidien.
Le sujet est aussi présenté comme un élément possible du choix électoral. 89 % des répondants déclarent que la dette publique influencera leur vote. Ces résultats mesurent une perception de l’opinion à la date de l’enquête : ils ne constituent ni une prévision du scrutin présidentiel ni une mesure d’intentions de vote. Les éléments publiés par Le Figaro ne précisent pas les dates de terrain, la taille de l’échantillon ni la marge d’erreur de l’étude.
Marine Le Pen en tête sur la capacité à réduire l’endettement
Invités à désigner la personnalité à laquelle ils accordent le plus de confiance pour réduire la dette, les sondés placent Marine Le Pen à 41 %. Elle devance Édouard Philippe, à 29 %, et Bruno Retailleau, à 27 %. Jean-Luc Mélenchon recueille pour sa part 18 % de réponses favorables sur cette question.
| Personnalité | Confiance pour réduire la dette |
|---|---|
| Marine Le Pen | 41 % |
| Édouard Philippe | 29 % |
| Bruno Retailleau | 27 % |
| Jean-Luc Mélenchon | 18 % |
Cette première place ne signifie toutefois pas une adhésion majoritaire à l’action de Marine Le Pen dans ce domaine. 46 % des personnes interrogées déclarent ne lui faire « du tout » confiance pour réduire l’endettement, selon les résultats rapportés par Le Figaro. L’écart entre le niveau de confiance le plus élevé parmi les personnalités testées et le rejet exprimé par une part importante des répondants illustre la division de l’opinion sur la capacité des responsables politiques à traiter la question budgétaire.
La baisse des dépenses préférée à une hausse des impôts
Sur les moyens à employer, les réponses recueillies font apparaître une préférence nette pour la réduction de la dépense publique. 91 % des sondés privilégient une diminution des dépenses de l’État, tandis que 43 % se déclarent prêts à payer davantage d’impôts. Les résultats ne permettent pas, à eux seuls, de déterminer quelles économies seraient acceptées dans le détail : ils montrent surtout l’écart entre les deux orientations soumises aux personnes interrogées.
Les arbitrages deviennent plus contrastés lorsqu’il s’agit d’identifier les domaines dans lesquels des coupes pourraient être réalisées. La culture et les loisirs arrivent en tête, cités par 38 % des répondants. Les retraites sont mentionnées par 9 %, la santé par 5 % et l’éducation par 4 %. Ces chiffres traduisent une hiérarchie des réponses dans l’enquête, sans établir qu’une majorité soutiendrait une mesure précise de réduction budgétaire.
Le pouvoir d’achat reste prioritaire
La réduction de la dette est considérée comme une priorité par 51 % des personnes interrogées. Elle demeure cependant devancée par les salaires et le pouvoir d’achat, cités par 62 %. Ce classement met en évidence la coexistence de deux préoccupations : la maîtrise d’un endettement perçu comme une menace à long terme et la réponse aux difficultés économiques immédiates.
- 92 % voient dans la dette une menace très forte pour l’avenir du pays.
- 89 % estiment qu’elle influencera leur vote.
- 51 % en font une priorité, derrière les salaires et le pouvoir d’achat.
L’enquête évalue enfin la proposition de Jean-Luc Mélenchon consistant à geler les titres de dette française détenus par la Banque centrale européenne. Elle est jugée irréaliste par 46 % des sondés. Le résultat varie selon la proximité politique déclarée : 61 % des sympathisants de La France insoumise la considèrent crédible. Comme tout sondage, cette étude fournit une photographie de l’opinion au moment où elle a été réalisée. Elle ne permet pas de déduire l’issue de la présidentielle de 2027 ni l’évolution future des préférences électorales.