En déplacement à Lusail, près de Doha (Qatar), le président de la République, Emmanuel Macron, a affirmé mercredi que l'État mobiliserait « tous les outils » juridiques et opérationnels à sa disposition pour empêcher une répétition des violences observées lors des manifestations du 17 octobre. Le chef de l'État a appelé à la « méthode » et à la fermeté pour garantir le maintien de l'ordre lors de la prochaine journée de mobilisation, annoncée samedi 24 octobre.
Réunion avec le gouvernement et les services de renseignement
Le président a indiqué qu'une réunion se tiendrait jeudi pour tirer un « compte rendu détaillé » de la journée du 17 octobre et définir les dispositifs à mettre en place. Selon la dépêche, y participeront le renseignement, le Premier ministre Sébastien Lecornu et « les ministres concernés ». L'objectif affiché est d'articuler renseignement, anticipation et sécurisation pour préparer la mobilisation de samedi et les actions « dans les semaines qui viennent ».
- Mesures déjà prises : certaines préfectures ont instauré des couvre-feux, des interdictions de manifestation et de regroupement depuis lundi.
- État d'urgence : le président juge que la France n'en a « pas besoin » à ce stade, tout en laissant ouverte la possibilité d'y recourir « si la situation le justifiait ».
- Volonté affichée : empêcher que « ces scènes inacceptables » se reproduisent.
Le président a précisé qu'il entendait agir « avec méthode » plutôt que par une seule décision spectaculaire, et qu'il souhaitait combiner les moyens juridiques et opérationnels pour assurer la sécurité des centres urbains lors des manifestations à venir.
« Nous utilisons ce qui est dans notre droit pour éviter qu'il y ait de nouveaux événements de ce type », a déclaré le président de la République.
Cadre juridique et dispositifs locaux
La dépêche rappelle que des mesures locales — couvre-feux, interdictions de rassemblements — ont déjà été ordonnées par certaines préfectures, en coordination avec les autorités locales. Le président a salué ces décisions et estimé qu'elles ont contribué à « retrouver le calme » depuis le début de la semaine.
| Élément | Position annoncée |
|---|---|
| Usage de l'état d'urgence | Pas nécessaire à ce stade, mais possible si la situation le justifie |
| Réunion opérationnelle | Jeudi : renseignement, Premier ministre, ministres concernés |
| Mesures locales | Couvre-feux et interdictions déjà mises en place par des préfectures |
Emmanuel Macron a assorti ces annonces d'une mise en garde explicite contre la violence : « Aucune violence n'est légitime », phrase rapportée par la dépêche. Le contenu relayé précise par ailleurs que l'État veut combiner fermeté et méthode, en privilégiant le recours aux outils juridiques et au travail des services de renseignement pour anticiper et prévenir les débordements.
La réunion annoncée jeudi devrait préciser les moyens de renseignement et les modalités d'intervention lors de la mobilisation du 24 octobre, et déterminer si des mesures complémentaires seront proposées au gouvernement et aux préfets pour les semaines suivantes.