Le président de la République a annoncé, depuis Doha, qu'une conférence internationale organisée par la France se tiendrait dans les semaines à venir pour soutenir le déploiement de l’armée libanaise sur l’ensemble du territoire libanais. Emmanuel Macron a justifié le calendrier par la tenue imminente des élections en Israël : il a jugé inutile de réunir les acteurs internationaux avant ce scrutin, a indiqué Le Monde.
Un objectif affiché : souveraineté et stabilité du Liban
Le chef de l'État a rappelé les objectifs poursuivis par Paris : souveraineté, stabilité du Liban et désarmement du Hezbollah, éléments explicitement mentionnés lors de son intervention. La conférence vise selon lui à coordonner un soutien international permettant à l’armée libanaise, actuellement décrite comme sous‑payée et insuffisamment équipée, de se déployer notamment à la frontière avec Israël, conformément à un accord‑cadre signé en juin entre Beyrouth et Tel‑Aviv.
« Une conférence sera mise en place dans les prochaines semaines par la France (…) Je pense qu’il est inutile de le faire avant les élections israéliennes »
Contexte diplomatique
En septembre, Emmanuel Macron avait réuni à Paris le président libanais, Joseph Aoun, et le roi Abdallah II de Jordanie pour préparer une action collective en appui au déploiement de l’armée libanaise. La tenue de la conférence devait initialement se dérouler en mars à Paris, mais le calendrier avait été perturbé après que le Hezbollah a entraîné le Liban dans le conflit au Proche‑Orient en ciblant Israël, entraînant des opérations israéliennes et l’occupation d’une partie du sud libanais, rappelle Le Monde.
Les enjeux sur le terrain
- Renforcer la capacité opérationnelle de l’armée libanaise, jugée insuffisante en effectifs et en équipement.
- Permettre le déploiement sur la frontière sud afin d’y rétablir l’autorité de l’État, comme prévu par l’accord‑cadre entre Liban et Israël.
- Contribuer au désarmement du Hezbollah, une condition affichée par Paris pour la stabilisation du pays.
Le président Macron a qualifié la situation du Liban d’« intenable » et a dénoncé les pressions subies par le pays, jugeant que cette dégradation porte atteinte à sa souveraineté. Il a par ailleurs souligné que la conférence devait se tenir une fois connues les conséquences politiques des élections en Israël, sans autre précision sur la date précise ou les participants attendus.
Conséquences diplomatiques et limites
La conférence annoncée doit permettre à la France de jouer un rôle de coordonnateur international pour un dossier dont elle se réclame depuis plusieurs années. Toutefois, l'efficacité d'une telle initiative dépendra des moyens mobilisés par les États partenaires, de l'adhésion des autorités libanaises et de l'évolution de la situation militaire sur le terrain. La dégradation des relations entre certaines forces armées locales et les groupes armés demeure un défi majeur.
| Élément | Statut |
|---|---|
| Annonce de la conférence | Confirmée par Emmanuel Macron depuis Doha |
| Date | Dans les semaines à venir, après les élections israéliennes (aucune date précisée) |
| Objectif principal | Soutenir le déploiement de l’armée libanaise et la souveraineté du Liban |
La France se positionne ainsi comme un acteur central pour tenter d'ordonner une réponse internationale à la crise libanaise. Reste à voir quelles contributions concrètes seront proposées par les États partenaires et comment ces engagements se traduiront sur le terrain, au moment où le Liban fait face à des tensions internes et à des occupations partielles du territoire sud.