Jean‑Baptiste Moreau, identifié par la station Sud Radio comme un fidèle macroniste et ancien porte‑parole de La République en marche (2019‑2022), a déclaré mercredi avoir personnellement évoqué avec le président Emmanuel Macron la possibilité d'une démission et l'organisation d'une élection présidentielle anticipée, au lendemain des violences urbaines des 17 et 18 octobre.
Un entretien cité en direct à la radio
Invité de l'émission de Jacques Cardoze, l'ancien député de la Creuse a expliqué qu'il avait « évoqué sa démission, pas lui », et qu'Emmanuel Macron l'avait « rejetée en bloc », rapporte Sud Radio. Selon Jean‑Baptiste Moreau, il souhaitait que le président ne prenne pas la parole s'il n'avait « pas grand‑chose » à dire, estimant qu'une allocution insuffisante risquait d'« exciter » davantage les tensions.
La réponse attribuée au chef de l'État
Jean‑Baptiste Moreau a rapporté que la réponse du président avait été : « Bah non, c'est pas le moment de reculer ». Le député a maintenu ses critiques à l'antenne, jugeant que la tenue d'une éventuelle campagne présidentielle sur plusieurs mois ne changerait rien face à la situation qu'il décrit : « le pays est à feu à sang », a‑t‑il déclaré sur Sud Radio, selon le compte‑rendu diffusé.
- Intervenants : Jean‑Baptiste Moreau (ancien député, macroniste) ; Emmanuel Macron (président de la République, selon le témoignage rapporté).
- Contexte : violences urbaines des 17 et 18 octobre et réaction présidentielle prévue (allocution télévisée).
- Demande : proposition de démission et convocation d'une présidentielle anticipée — proposition rejetée, d'après le récit de Moreau.
Conséquences politiques et réactions attendues
Le témoignage de Jean‑Baptiste Moreau pose la question des discussions en coulisses au sommet de l'État à la suite d'une crise intérieure majeure. Si le récit de l'ancien député met en lumière des pressions internes pour une solution politique radicale, aucune autre source officielle citée par Sud Radio n'indique que le président ait envisagé publiquement une telle démarche. Le propos de Moreau constitue un témoignage personnel transmis en direct à une station de radio.
Cette prise de parole intervient dans un climat politique tendu, marqué par des débats parlementaires et un renforcement des mesures de sécurité annoncées par le gouvernement après les événements. Le fait que ce type d'option ait été évoqué publiquement par un proche de l'exécutif pourrait alimenter les controverses autour de la gestion de la crise et suscite l'attention des partis et acteurs politiques, qui ont multiplié les réactions publiques depuis les incidents des 17 et 18 octobre.
| Date | Événement |
|---|---|
| 17‑18 octobre | Violences urbaines sur l'ensemble du territoire |
| Dimanche suivant | Allocution présidentielle diffusée (contexte évoqué par Moreau) |
| 21 octobre | Jean‑Baptiste Moreau déclare sur Sud Radio avoir proposé la démission d'Emmanuel Macron, proposition rejetée, selon lui |
Le témoignage rapporté par Sud Radio reste une source médiatique unique pour l'instant ; aucun communiqué officiel de l'Élysée publié dans le compte rendu cité n'a confirmé ce dialogue interne. La portée politique de cette révélation dépendra des éléments de confirmation qui pourraient être apportés par d'autres acteurs ou documents.