Lors des universités d'été de La France insoumise à Châteauneuf‑sur‑Isère, Matthieu Pigasse, entrepreneur et président du groupe Combat Media, a adressé des critiques à Raphaël Glucksmann et a confirmé qu'il n'excluait pas d'être candidat à la présidentielle de 2027. L'intervention a été rapportée dans la newsletter Chez Pol de Libération.
Accusation d'« infiltration » et formule reprise
Interrogé au sujet du vainqueur de la primaire socialiste, Matthieu Pigasse a utilisé une expression devenue virale parmi des lycéens pour qualifier Raphaël Glucksmann :
« Glucksmann c’est “Bismillah, c’est les ténèbres” : c’est‑à‑dire, c’est un homme de droite qui essaye d’infiltrer la gauche »
La phrase, publiée par Libération, associe à Glucksmann une stratégie d'implantation au sein de l'électorat de gauche. Le propos s'inscrit dans un échange plus large où Pigasse évoque également ses propres intentions électorales.
Une candidature évoquée publiquement
Sur la possibilité de se présenter, Matthieu Pigasse a déclaré qu'il pouvait « parler à une partie de la gauche la plus à gauche tout en parlant à des gens qui peuvent être de sensibilités de centre droit », en soulignant sa posture économique. Selon Libération, il a présenté son approche comme susceptible de rassembler des électeurs sur des thèmes économiques tout en gardant une attractivité à gauche.
Contexte politique
La prise de parole intervient dans un climat où la gauche se réorganise en vue de l'élection présidentielle de 2027. Les résultats et les choix issus des primaires socialistes, ainsi que les débats de ligne entre différentes composantes de la gauche, renforcent l'attention portée aux candidatures potentielles et aux personnalités susceptibles d'attirer des électeurs transversaux.
- Intervention publique lors des universités d'été de LFI.
- Propos rapportés par Libération dans sa rubrique Chez Pol.
- Positionnement revendiqué par Pigasse : viser à la fois une frange très à gauche et des électeurs de centre‑droite sur l'économie.
Conséquences et réactions attendues
La remarque de Matthieu Pigasse risque d'alimenter les débats sur la recomposition de l'offre politique à gauche et sur les stratégies d'implantation des candidats. Si Pigasse venait à formaliser une démarche électorale, cela poserait la question de son ancrage partisan réel et de l'accueil que lui réserveraient formations et électeurs déjà engagés dans les primaires ou dans d'autres processus de désignation.
À ce stade, aucune annonce formelle de candidature n'a été publiée par Matthieu Pigasse au‑delà des propos rassemblés par Libération. Les déclarations rapportées restent des éléments de discours politique qui pourront être repris et commentés par les acteurs de la scène nationale dans les semaines à venir.
| Personne | Rôle (tel que donné par la source) | Propos rapportés |
|---|---|---|
| Matthieu Pigasse | Entrepreneur, banquier privé et président de Combat Media | Critique de Raphaël Glucksmann et déclaration qu'il pourrait combiner un discours pour la gauche la plus à gauche et des positions économiques attirant le centre‑droit |
| Raphaël Glucksmann | Candidat de la primaire socialiste (mention dans le contexte) | Visé par la formule « Bismillah, c'est les ténèbres » attribuée par Pigasse |
La couverture médiatique de ces propos témoigne de la surveillance accrue portée aux élites économiques et médiatiques susceptibles d'entrer en politique. Les mois qui viennent permettront de mesurer si ces déclarations se traduisent en démarches formelles ou restent des prises de position destinées à influer sur le débat public.
Les éléments rapportés ici s'appuient exclusivement sur le compte‑rendu publié par Libération dans sa newsletter Chez Pol.