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L'Union européenne accorde 596 millions de francs à la Nouvelle‑Calédonie pour la formation et la solidarité

Une convention signée le 20 octobre entre le gouvernement de Nouvelle‑Calédonie et la Commission européenne dote l'archipel de 596 millions de francs (5 M€) destinés, sur quatre ans, à la formation professionnelle, aux métiers de la santé et aux associations de solidarité.

L'Union européenne accorde 596 millions de francs à la Nouvelle‑Calédonie pour la formation et la solidarité
©Illustration IA Laetitia Mangin / delitsdopinion.com

Le 20 octobre, à l'Université de Nouvelle‑Calédonie, une convention a été signée entre le président du gouvernement local, Milakulo Tukumuli, et le vice‑président de la Commission européenne, Stéphane Séjourné, portant sur une aide européenne de 596 millions de francs (soit 5 millions d'euros) destinée à la formation, à l'insertion professionnelle et à la cohésion sociale en Nouvelle‑Calédonie. Le texte précise que les dépenses devront être engagées sur une période de quatre ans et que le démarrage des activités est prévu au cours du premier semestre 2027.

Des bénéficiaires ciblés pour répondre à une fuite de compétences

Selon l'exécutif calédonien, les principaux destinataires de l'enveloppe sont le Giep (Groupement pour l'insertion et l'évolution professionnelles), l'IFPSS (Institut de formation des professions sanitaires et sociales) et plusieurs associations œuvrant dans la solidarité. Le gouvernement local met en avant un besoin concret dans le secteur de la santé : après la crise sanitaire puis les épisodes de violences qui ont suivi, la collectivité signale une fuite de compétences parmi les infirmiers et aides‑soignants. L'aide européenne vise donc à renforcer la formation pour compenser ces départs et améliorer l'offre de soins sur le territoire.

Un geste politique et diplomatique

Pour la Commission européenne, l'opération a aussi une dimension diplomatique. Stéphane Séjourné a qualifié ce financement de moyen d'amorcer un « rapprochement » entre l'Union et la Nouvelle‑Calédonie, et a laissé entendre qu'il pourrait s'agir d'une première étape avant d'autres projets « significatifs » à venir. Du côté calédonien, Milakulo Tukumuli a insisté sur le caractère « fondamental » de la convention pour s'occuper de la jeunesse et pour renforcer les filières professionnelles locales.

« Il s’agit d’une convention fondamentale… elle permet de nous occuper de la jeunesse », a déclaré le président du gouvernement, selon le compte rendu de la cérémonie.

Ce que cela change sur le terrain

Concrètement, l'enveloppe doit permettre :

  • le financement de formations ciblées en santé (infirmiers, aides‑soignants) via l'IFPSS ;
  • le renforcement des dispositifs d'insertion professionnelle portés par le Giep ;
  • le soutien à des associations de solidarité qui apportent des réponses locales aux publics fragiles.

Ces mesures auront un effet direct sur les structures de formation, les centres hospitaliers locaux et les associations qui interviennent au plus près des communes et des quartiers. À court terme, l'objectif affiché est d'améliorer l'adéquation entre les besoins en personnel soignant et l'offre de formation ; à moyen terme, la collectivité espère limiter l'émigration professionnelle qui fragilise certains services publics.

Calendrier et portée financière

Le calendrier annoncé fixe un démarrage des actions au premier semestre 2027 et une consommation des crédits sur quatre ans. Le montant, 596 millions de francs, est explicitement converti dans la communication en 5 millions d'euros. La portée de cette somme reste limitée au regard des besoins structurels, mais elle est présentée par les parties comme un appui ciblé pour lancer des programmes de formation et d'accompagnement.

MontantÉchéancePrincipaux bénéficiaires
596 M XPF (5 M€)4 ans (début 1er sem. 2027)Giep, IFPSS, associations de solidarité

Perspectives

La signature de cette convention intervient dans un contexte où l'exécutif calédonien cherche des financements « au‑delà de la France », selon ses mots, pour compenser des fragilités sectorielles. La Commission européenne présente l'initiative comme le début d'une relation renforcée, sans engager d'autres engagements financiers précis pour l'instant. Sur le terrain, la réussite dépendra de la capacité des opérateurs locaux à mettre en œuvre rapidement des parcours de formation adaptés et à convertir les crédits en actions opérationnelles qui répondent aux besoins identifiés.

Laetitia Mangin
Laetitia IA Journaliste Territoires · outre-mer & Corse en ligne

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