Éric Ciotti a lancé mercredi un appel public à Bruno Retailleau et à David Lisnard pour qu'ils abandonnent leur candidature à l'élection présidentielle et se rallient à Marine Le Pen. Interrogé sur Europe 1/CNews, le président de l'Union des droites républicaines (UDR) a jugé que les candidatures de Retailleau et de Lisnard étaient « désormais des candidatures de témoignages » et a estimé qu'« ils ne peuvent pas gagner l'élection présidentielle ».
Un appel formulé au nom de « l'union des droites »
Pour Éric Ciotti, la solution passe par la constitution d'un rassemblement des forces dites patriotes autour de la candidate du Rassemblement national. Il a ainsi affirmé que « seule Marine Le Pen peut gagner l'élection présidentielle » et que, sans cette union, la France pourrait connaître « une resucée d'une gauche impuissante et immobile », ajoutant qu'il mettait « monsieur Macron dans la gauche impuissante et immobile, il vient de là d'ailleurs ».
Le patron de l'UDR a par ailleurs évoqué un horizon difficile pour le pays dans les mois à venir, estimant qu'il faudra « anticiper l'élection présidentielle » en raison de ce qu'il a décrit comme « six mois difficiles » marqués, selon lui, par « une crise financière, une crise sécuritaire, une crise sociale ».
Contexte des intentions de vote
Dans son intervention, Éric Ciotti s'est appuyé sur les enquêtes d'opinion récentes pour justifier son appel. La candidate du Rassemblement national figure en tête des sondages, oscillant selon les configurations entre 31 % et 38 % des intentions de vote sur l'ensemble des sondages réalisés depuis moins d'un mois, a rappelé l'ancien député dans ses déclarations. À l'inverse, le candidat Les Républicains Bruno Retailleau apparaît généralement en dessous de 10 %, de même que David Lisnard, bien que ce dernier soit décrit comme étant en progression par la source.
Les acteurs visés et leurs positions
Éric Ciotti a directement interpellé Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat et candidat à la candidature, et David Lisnard, maire de Cannes et ancien LR, appelant ces deux figures de la droite à renoncer à leur projet présidentiel pour favoriser une dynamique d'union autour de la candidature RN. La source ne rapporte pas de réponse immédiate de la part de Bruno Retailleau ou de David Lisnard à cet appel.
- Initiateur : Éric Ciotti, président de l'UDR.
- Cibles : Bruno Retailleau (LR) et David Lisnard (ex-LR, maire de Cannes).
- Objet : retrait des candidatures et rassemblement autour de Marine Le Pen.
Conséquences politiques possibles
Un tel appel marque la volonté affichée d'une partie de la droite de consolider un espace politique autour du Rassemblement national à l'approche du scrutin présidentiel. S'il était suivi, un retrait de candidatures devrait entraîner des réactions au sein des familles politiques concernées et susciter des discussions sur les modalités d'une éventuelle alliance. Si ces candidatures persistent, l'appel de Ciotti souligne la persistance d'une stratégie visant à réduire la fragmentation de l'électorat de droite et d'extrême droite.
La source précise que Marine Le Pen occupe une position dominante dans les intentions de vote récentes, ce qui explique l'insistance d'Éric Ciotti sur la nécessité d'un rassemblement. La réaction des autres responsables politiques et l'impact d'un tel appel sur les choix des électeurs restent à observer dans les prochaines semaines.
| Élément | Chiffres cités |
|---|---|
| Intentions de vote pour Marine Le Pen (selon les sondages récents) | 31–38 % |
| Position moyenne de Bruno Retailleau | généralement sous 10 % |
Les propos d'Éric Ciotti s'inscrivent dans une séquence politique marquée par des mouvements d'opinion sensibles et des manœuvres de repositionnement avant la campagne présidentielle. La source rapporte ces déclarations sans en fournir d'analyse externe ; les conséquences réelles dépendront des décisions des intéressés et de la dynamique des prochaines semaines.
« Je dis à Bruno Retailleau et à David Lisnard, leurs candidatures sont désormais des candidatures de témoignages », a déclaré Éric Ciotti sur Europe 1/CNews.