Affaire Cahuzac : coup de tonnerre dans l'opinion

Affaire Cahuzac : coup de tonnerre dans l'opinion

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Raphaël Leclerc

Co-fondateur Délits d'Opinion

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Biographie

Ancien élève de la Sorbonne, du Kings Collège à Londres et diplômé de la London School of Economics, Raphaël Leclerc a travaillé en institut d’études sur des thématiques d’opinion puis en cabinet de conseil en communication. Il est aujourd’hui Directeur Conseil au sein d’ELABE, un acteur hybride qui associe études, planning stratégique et conseil.

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Le Ministre du Budget Jérôme Cahuzac a menti. Il l’a fait devant le Président, devant le Premier Ministre, devant ses collègues mais surtout devant la représentation nationale, à l’Assemblée. Plongé dans cette « spirale du mensonge » Jérôme Cahuzac porte un coup fatal à la classe politique alors que déjà en janvier 2013 le CEVIPOF révélait que « la méfiance » était le sentiment qui qualifiait le mieux l’état d’esprit des Français. Cette étude indiquait une chute impressionnante du niveau de confiance des Français envers les instances publiques : Gouvernement : 26%, Assemblée nationale : 28%.

Dans le détail, le baromètre sur la confiance La Poste/TNS Sofres soulignait que le personnel politique faisait face à un discrédit massif, lequel s’est fortement amplifié depuis 20 ans : on ne compte plus que 7% des Français qui disent avoir confiance dans les hommes et femmes politiques, contre 29% en 1982 et 27% en 1993. La liste de ces mensonges d’état est en effet déjà longue : la démission de Nixon, la faute de Clinton mais plus près de nous la feuille d’impôt de Chaban-Delmas, les diamants de VGE, le duplex d’Hervé Gaymard, le trotskysme avéré de Lionel Jospin ou la question de la santé des Présidents. Aux yeux des citoyens cela fait longtemps que « transparence » et « vérité » ne font plus partie des incontournables du vocabulaire politique.

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Interrogés les 21 et 22 mars par BVA sur la question de l’éventuelle démission du Ministre du budget, les Français se montraient très fermes : 85% d’entre eux indiquaient qu’ils souhaitaient le voir démissionner. Un chiffre en hausse de 45 pts depuis janvier suite à l’ouverture d’une information judiciaire à son encontre. Nous étions alors au moment de l’accélération médiatico-judiciaro-politique et du dénouement final. Pressé par la justice et mis à l’écart du gouvernement, l’ancien maire de Villeneuve-sur-Lot a finalement fait le choix de l’honneteté, pour la première fois depuis 4 mois, en se rendant de sa propre initiative devant la justice.

Selon un sondage Harris Interactive publié hier soir, 86% des Français estiment qu’il s’agit d’une affaire grave, dont 53% « très grave ». Elément intéressant, dans ce sondage, l’exécutif est directement visé par les Français qui jugent sévèrement l'(in)action du gouvernement : 59% des personnes intérrogées

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pensent que la crise a été mal gérée. Enfin, le plus grave reste l’impact négatif que porte ce scandale sur l’ensemble du personnel politique : les 3 quarts des Français pensent que le « Cahuzac Gate » aura des repercussions négatives sur la confiance accordée aux politiques.

36h après ce nouveau séisme dans la vie politique française on n’a sans doute pas tout découvert des enjeux et des personnalités impliquées. Les partis politiques, tous confondus, ne pouvaient pas se targuer d’une image irréprochable, ils vont désormais devoir se défendre comme un seul homme au risque de voir se dérober sous leurs pieds ce qui reste du plancher démocratique sur lequel ils s’affrontent.

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