Tous inégaux face à l’abstention ?

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Matthieu Chaigne

Co-fondateur Délits d’Opinion

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Biographie

Diplômé de Dauphine, de l’EDHEC et d’un master de Lettres à la Sorbonne, Matthieu Chaigne commence sa carrière en tant que planneur stratégique au sein d'Ogilvy. En  2012,il intègre le cabinet de communication stratégique Taddeo comme Directeur Conseil. Il est aujourd'hui Directeur Associé du groupe BVA (pôle conseil/ Le pouvoir des idées)  il est par ailleurs l'auteur de "La France en Face" aux éditions du Rocher.  

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L’abstention sera-t-elle encore une fois le grand gagnant du scrutin régional ? Prérogatives floues aux yeux des Français, présidents généralement méconnus composent un cocktail traditionnellement fatal au jeu démocratique. En 2004, 38% des électeurs avaient boudé les urnes. Un résultat qui pourrait être largement dépassé le 14 mars : 46% des électeur pourraient s’abstenir selon une étude IFOP parue fin février. Pour autant toutes les formations politiques ne seraient pas logées à la même enseigne…

Malgré une victoire qui semble acquise dans une grande majorité de régions, le PS demeure mobilisé. 65% des sympathisants socialistes se disent certains d’aller voter. Visiblement, l’annonce par Martine Aubry d’un possible grand chelem n’a pas eu l’effet démobilisateur que certains craignaient.

L’UMP semble un peu plus à la peine. Seuls 60% des sympathisants UMP et 57% des électeurs ayant voté pour Nicolas Sarkozy en 2007, souhaitent se rendre aux urnes en mars prochain. Malgré la surreprésentation des retraités, traditionnellement moins enclins à faire l’impasse sur les scrutins, l’UMP souffre d’une désaffection de ses troupes dans un contexte  de fort mécontentement.

Dans les plus petits partis, l’abstention fait carrément figure d’épouvantail. Ainsi, le Nouveau Parti Anticapitaliste d’Olivier Besancenot doit lutter contre l’indifférence de son cœur de cible. Seuls 33% des moins de 35 ans et 37% des ouvriers indiquent vouloir se rendre aux urnes.

A une semaine du scrutin, la campagne électorale peine toujours à décoller. Selon  TNS Sofres, à peine un Français sur deux exprime un intérêt envers une élection finalement assez éloignée des questions de pouvoir d’achat et d’emploi, pourtant au cœur des préoccupations

 

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