Les grévistes sont-ils en train de perdre la bataille de l’opinion ?

Les grévistes sont-ils en train de perdre la bataille de l’opinion ?

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Matthieu Chaigne

Co-fondateur Délits d’Opinion

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Biographie

Diplômé de Dauphine, de l’EDHEC et d’un master de Lettres à la Sorbonne, Matthieu Chaigne commence sa carrière en tant que planneur stratégique au sein d'Ogilvy. En  2012,il intègre le cabinet de communication stratégique Taddeo comme Directeur Conseil. Il est aujourd'hui Directeur Associé du groupe BVA (pôle conseil/ Le pouvoir des idées)  il est par ailleurs l'auteur de "La France en Face" aux éditions du Rocher.  

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Nos compatriotes soutiennent-ils encore massivement les grèves ? L’institut CSA constate encore dans cette vague du 28 octobre, un sentiment très majoritairement positif vis-à-vis du mouvement : 65% des français expriment en effet soutien ou sympathie. Néanmoins, par rapport à la précédente vague du 19 octobre, un fléchissement – traduit par une baisse de six points- est perceptible. Dans les détails, cette légère inflexion se traduit de trois façons :

D’abord, parmi ceux qui sont favorables au mouvement, le camp des « sympathisants » demeure stable. En revanche, et le mot à son importance, le camp de ceux qui expriment « soutien » au mouvement perd du terrain, passant de 51% début octobre à 45% en cette fin de mois.

Ensuite, l’indifférence progresse par rapport à la vague du 19 octobre. Alors que le «pourrissement » de la situation aurait pu conduire à une radicalisation des points de vue, il semble au contraire qu’une certaine lassitude gagne nos concitoyens.

Enfin, le bataillon des opposants aux grèves connait une lente progression depuis le 2 octobre. Ainsi, nos compatriotes sont aujourd’hui 19% à s’opposer au mouvement contre 12% début octobre.

Au final, ce sondage souligne deux points : dans l’absolu, l’approbation demeure majoritaire auprès de nos concitoyens. Tendanciellement, néanmoins, l’étirement des grèves commence à laisser des traces. Ainsi, les habitants, d’Ile de France, qui jugent à 40% que le mouvement a un impact sur leur vie quotidienne – contre 29% des Français- représentent les plus faibles soutiens aux manifestations. Comme l’exprime Jérôme Sainte Marie, en charge du pôle opinion de CSA, ce sondage traduirait surtout une « démoralisation des opposants à la réforme plutôt qu’un réel « retournement de l’opinion en faveur de la réforme ».

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