DSK, le messie ?

DSK, le messie ?

Photo du profil de Raphaël Leclerc

Raphaël Leclerc

Co-fondateur Délits d'Opinion

Réseaux sociaux

twitterlinkedin

Biographie

Ancien élève de la Sorbonne, du Kings Collège à Londres et diplômé de la London School of Economics, Raphaël Leclerc a travaillé en institut d’études sur des thématiques d’opinion puis en cabinet de conseil en communication. Il est aujourd’hui Directeur Conseil au sein d’ELABE, un acteur hybride qui associe études, planning stratégique et conseil.

Tous les articles de cet expert

Alors que la droite au pouvoir s’est réorganisée à la suite d’un dernier remaniement ministériel marqué du sceau RPR, l’identité du leader qui portera les idées socialistes en 2012 n’est pas encore connue.  Publié avant que Ségolène Royal ne rende publique sa candidature aux primaires du PS, un sondage réalisé par l’Ifop indique qu’à gauche, Dominique Strauss-Kahn apparait comme le seul et unique recours face à la droite. Cette photo de l’opinion démontre que les sympathisants socialistes cherche plus qu’un candidat, un messie…

Selon l’enquête Ifop relative au candidat socialiste préféré des Français pour 2012, 32% des personnes interrogées ont déclaré vouloir voir l’actuel Président du FMI se présenter comme candidat en 2012. Martine Aubry (11%) et Ségolène Royal, avant sa déclaration de candidature, (10%) demeurant bien en retrait.

Si l’on se penche sur le soutien des sympathisants socialistes, DSK récolte même 41% des suffrages. Ce chiffre est particulièrement intéressant lorsqu’on analyse l’historique de cette question, posée aux Français depuis le début de l’année 2010. Parti avec 25% derrière Martine Aubry (27%), le directeur du FMI a engrangé 16 points en 11 mois. A l’inverse, l’actuelle Première secrétaire, principale challenger est passée d’un soutien de 27% à seulement 17%. Enfin, Ségolène Royal, conserve 14% de soutiens parmi les sympathisants du parti de casino online la Rue de Solferino (contre 11% en janvier 2010).

Si la tendance observée semble se confirmer, ces chiffres méritent néanmoins d’être relativisés car ici la distinction est faite entre « les Français » et « les sympathisants socialistes ». Or,  ce seront sans doute les adhérents du PS qui enlèveront la décision finale. De plus, on notera que ce sondage exprime un soutien et non une intention de vote.

Cette enquête « point de départ » démontre que le PS et ses sympathisants gardent les yeux rivés vers l’Atlantique. A ce petit jeu, Ségolène Royal a choisi de ne pas sauter son tour et de se déclarer candidate. Elle en a d’ailleurs profité pour proposer à DSK de devenir son hypothétique chef de gouvernement. Cette initiative, survenue quelques jours après la déclaration d’Arnaud Montebourg, devrait rebattre les cartes rue de Solférino.

 

Partager ce contenu :

Laisser un commentaire