Le coup d’éclat médiatique permanent

Le coup d’éclat médiatique permanent

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Raphaël Sergeant

Directeur d'études

Biographie

Diplômé d'un Master de Philosophie et d'un Master en Communication éditoriale obtenus à La Sorbonne, Raphaël Sergeant a débuté sa carrière dans un institut d'études en communication. Il est aujourd'hui Directeur d'études digital dans une agence de communication numérique à Paris.

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Les derniers sondages d’opinion publiés rendent compte de deux phénomènes préoccupants aussi bien pour les partis politiques de gouvernement qui se destinent à présider la destinée du pays que pour les citoyens en charge de les élire. D’une part, le spectre de l’abstention : un sondage de l’institut Odoxa[1] estime ainsi à 35% la part des Français ignorant la tenue du scrutin (ce taux s’élève à 62% pour les 18-24 ans). On peut relativiser ce chiffre en faisant observer que non seulement le niveau d’abstention est traditionnellement élevé pour ce type d’élection qui peine à mobiliser les Français (en 2010, 53,67% des inscrits ne s’étaient pas rendu aux urnes au premier tour ; ils étaient 48,79% au second) mais que la campagne n’est pas encore officiellement lancée, la constitution des listes n’étant pas tout à fait achevée. Cependant, si la part élevée dévolue à l’abstention devait se concrétiser au soir des deux tours, il s’agirait du quatrième scrutin consécutif en moins de deux ans marqué par la désaffection massive des électeurs (après les 50% d’abstention au second tour des élections départementales en mars 2014, les 56% aux élections européennes deux mois plus tard et les 36% aux deux tours des élections municipales – un record – en mars dernier). Cette abstention structurelle, caractéristique de chaque échéance électorale, à l’exception notable des Présidentielles, porte la marque du profond désaveu adressé au personnel politique dans son ensemble par les citoyens. Le deuxième enseignement majeur dont nous instruisent les analyses d’opinion, et qui se présente comme le corollaire du premier, est la solide performance que pourrait réaliser le Front National en remportant deux régions, Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Provence-Alpes-Côte-d’Azur. Un succès qui en présage un autre, d’après un récent sondage réalisé par l’Ifop[2] qui estime à 31% le potentiel électoral de Marine Le Pen : celui du bon résultat que pourrait recueillir la présidente du Front National lors des prochaines élections présidentielles.

Face à ces deux écueils démocratiques majeurs dont chaque élection rappelle la permanence : le rejet de la classe politique par un nombre croissant d’électeurs et la montée d’un parti populiste anti-européen et hostile aux institutions, quelle marge de manœuvre disposent les responsables des partis politiques de gouvernement pour d’une part convaincre les citoyens de la légitimité de leur action, fondée en principe sur la poursuite de l’intérêt général, et d’autre part combattre les idées du Front National ?

La décrédibilisation de la parole politique : un phénomène perceptible lors des grand-messes médiatiques

A première vue, le terrain médiatique offre un espace suffisamment large pour permettre aux responsables politiques non seulement d’exposer leurs convictions et de défendre leurs idées, mais également de répondre aux questions des journalistes et parfois à celles des auditeurs et internautes. Les matinales radio et télévision des stations et chaînes privées ou publiques, sans compter les émissions du dimanche (C Politique sur France 5, Le Grand Jury RTL Le Figaro LCI, 18h Politique sur I-Télé, BFM Politique…) sont suffisamment nombreuses pour permettre aux responsables politiques qui le souhaitent de profiter de cette opportunité médiatique pour s’adresser aux Français en bénéficiant d’une large audience. De plus, l’émission Des paroles et des actes, diffusée à un rythme irrégulier sur France 2, propose, à une heure de grande écoute (le jeudi à 20h50) à un invité politique de premier plan de répondre, plus de deux heures durant, aux questions posées par un panel de journalistes. Le degré de réception par les auditeurs et téléspectateurs des propos énoncés, au-delà des chiffres d’audience, et de l’opportunité qui leur est offerte, dans certaines émissions de radio (la plupart des matinales radio, de France Inter à Europe 1 en passant par RTL et RMC) d’interroger ou d’interpeller l’invité soit par téléphone, soit sur Twitter, reste difficilement mesurable en raison du nombre limité d’auditeurs sélectionnés (une dizaine maximum) et de la quantité relativement faible des tweets publiés par les internautes à l’occasion de ces interventions. En revanche, l’écho que peut susciter une émission telle que Des Paroles et des actes sur Twitter en raison à la fois de la case stratégique qu’elle occupe (en première partie de soirée) et des audiences régulièrement élevées qu’elle génère (chaque émission depuis sa création en 2011, attire entre 2 et 6 millions de téléspectateurs, celle diffusée le 24 septembre dernier et à laquelle était invité le Premier ministre Manuel Valls, en rassemblant 2,4 millions) peut donner des éléments de réponse sur l’impact que suscitent les interventions des personnalités politiques invitées auprès de l’opinion. Si cette approche comporte au moins deux limites : la pénétration relativement limitée de Twitter au sein de la population française[3] et la représentativité des internautes[4] – ce qui nous interdit de concevoir Twitter comme une chambre d’écho fidèle à l’état de l’opinion – elle permet néanmoins de recueillir de nombreuses réactions brutes.

Par exemple, près de 50 000 tweets[5] ont été publié lors de l’intervention du Premier ministre à l’émission Des Paroles et des actes. Leur lecture synthétique met en évidence la teneur essentiellement critique des réactions[6] à l’encontre, notamment, de la politique économique et fiscale menée et des promesses jugées non tenues. Plus généralement, le discours de Manuel Valls est régulièrement frappé d’un discrédit qui est porté également sur les membres du gouvernement présents dans l’assistance et à qui il est reproché de privilégier la visibilité médiatique à l’action sur le terrain. Une séquence de l’émission, au ton volontairement décalé, permit de mettre en lumière l’autre registre privilégié par les internautes : la dérision. Au cours de celle-ci, un animateur invita le Premier ministre à lire en direct un tweet le tournant en ridicule, ce qu’il refusa.

Ce cocktail de critiques et de dérision accueille régulièrement les séquences médiatiques de grande ampleur, à l’image de la prestation de François Hollande sur TF1 le 6 novembre 2014 face à trois journalistes et à quatre français, qui généra 167 575 tweets[7] en direct. Les réactions amusées, agressives, voire injurieuses représentèrent une partie non négligeable des commentaires dont certains furent émis par des personnalités sur le site de micro-blogging : Leonard Treiweiler, le fils de l’ex-compagne du Président de la République (21 000 abonnés), publia ainsi deux tweets ironiques à l’adresse de celui-ci qui ont suscité plus de 1 500 retweets, tandis que Gilles Boyer, qui se présente lui-même comme « le bras gauche » d’Alain Juppé[8], répondit « Merci mec » aux propos de François Hollande rappelant qu’un Président « travaille souvent pour son successeur. » Ce dernier cas en particulier illustre le paradoxe selon lequel la désacralisation de la parole politique peut émaner de ceux qui sont également amenés à la porter.

Un espace médiatique saturé de dérision

Le phénomène de décrédibilisation de la parole politique ne se circonscrit pas à Twitter, le territoire numérique de l’opinion ; il se vérifie également à la télévision, ce territoire médiatique sur lequel dominent les animateurs stars. En effet, la chose politique n’est pas l’apanage des programmes dédiés à celle-ci : elle constitue le sujet favori de plusieurs émissions de divertissement à vocation grand public au cours desquelles les figures politiques se trouvent régulièrement tournées en dérision. Les exemples sont multiples : les interviews irrévérencieuses des responsables politiques menées par Cyrille Eldin dans Le Grand Journal sur Canal+ ; l’émission quotidienne de l’imitateur Nicolas Canteloup diffusée à un horaire à forte audience sur TF1 (de fait, elle est suivie chaque soir par 7 millions de téléspectateurs) et dont les responsables politiques constituent les cibles favorites ; Le Petit Journal et Touche pas à mon poste, deux émissions phares de Canal+ et D8, deux chaînes du groupe Canal+ (1,5 million de téléspectateurs chacune) proposent chaque jour l’une et l’autre une séquence consacrée à François Hollande, à visée éminemment humoristique.

Le Président de la République n’est pas le seul haut responsable politique ainsi pris pour cible : Le Petit Journal se moque volontiers des parlementaires dans une séquence intitulée « Les Cancres de l’Assemblée » qui rapporte et met parfois en scène les comportements contestables des élus ; Touche pas à mon poste n’hésite pas à relever les termes recherchés ou passés de mode employés par les responsables politiques pour mieux marquer leur décalage avec les Français. Si le statut d’On n’est pas couché est moins clair (l’émission se présente à la fois comme un lieu de débat et de divertissement), il est en revanche incontestable que la séquence liminaire, intitulée « le flop ten » et visant à tourner en ridicule dix personnalités ayant fait l’actualité de la semaine, au cours de laquelle des membres de la classe politique sont régulièrement cités, participe à ce même phénomène de décrédibilisation.

                  L’existence de ces émissions de divertissement prenant la politique comme objet de dérision n’est certes pas neuve (Le Bébête Show ou Les Guignols ont longtemps exploité ce créneau) mais leur multiplication à destination d’un public varié, et souvent jeune, constitue un phénomène nouveau et pose aux responsables politiques une difficulté majeure : dans un espace médiatique saturé d’informations et de dérision dans lequel la parole politique, omniprésente, se trouve non seulement banalisée (par la multiplicité des émissions politiques) mais discréditée (par sa récupération à des fins humoristiques), comment s’assurer de la réception maximale d’un discours auprès de l’opinion ? Plus généralement, de quels moyens le personnel politique dispose-t-il encore pour se faire entendre des citoyens ?

La provocation comme arme médiatique et politique

La provocation, qu’elle soit langagière ou idéologique, représente l’une des attitudes les plus fréquemment adoptées par un responsable politique lorsqu’il souhaite sinon faire vivre ses idées dans le débat public du moins imposer une séquence médiatique à ses adversaires ou rivaux. Cette stratégie peut assurer à celui qui l’emploie une exposition rapide et quasi-immédiate. Elle a bénéficié au Front National dirigé par Jean-Marie Le Pen qui, par des déclarations tonitruantes, est parvenu à s’assurer une large couverture médiatique et, de ce fait, à faire circuler ses idées au sein de l’opinion. Sa fille n’use pas d’autres moyens lorsqu’elle compare, en 2010, les prières de rue à « l’Occupation » (propos pour lesquels elle a comparu en correctionnelle en octobre dernier), ou, pour discréditer Christiane Taubira et François Hollande, elle accuse la première d’avoir pris des cours de terrorisme avec son mari[9] et qualifie le second de « vice-chancelier » d’Angela Merkel au Parlement européen – Florian Philippot use d’une comparaison aussi peu flatteuse à l’égard d’Emmanuel Macron en qualifiant celui-ci de « sous-chef de bureau » de la Commission européenne. Autant d’exemples d’outrances verbales destinées à attirer l’attention médiatique et à familiariser l’opinion à des dérives langagières censées tenir lieu de discours politiquement incorrects[10].

Les partis politiques de gouvernement n’ont pas tardé à s’apercevoir des bénéfices qu’ils pouvaient retirer de ce type de stratégie. A l’UMP, certains caciques se servent de ces coups médiatiques pour défendre les points de vue les plus extrêmes, reprenant ainsi directement les méthodes voire les arguments du Front National. Aux remarques racistes tenues dans un cadre privé, qualifiées en leur temps par des médias maniant l’art de la litote de « dérapages », d’un Brice Hortefeux[11] ont succédé peu à peu des discours ouvertement polémiques prononcés à des fins électoralistes, tels Jean-François Copé, alors candidat à la présidence de l’UMP en octobre 2012, exploitant la prétendue anecdote du pain au chocolat qu’une bande de voyous aurait arraché à un jeune garçon au motif qu’il ne respectait pas le ramadan ou, plus récemment en juin dernier, Nicolas Sarkozy, candidat non encore officiellement déclaré aux Primaires de son parti, comparant l’afflux des migrants à une fuite d’eau domestique. Ce type de stratégie est également appliqué avec succès par des responsables politiques de moindre envergure, dont l’exemple le plus spectaculaire dernièrement est Nadine Morano qui, au prix de son exclusion des listes électorales dans le Grand Est, a pu bénéficier d’une exposition médiatique intense pendant plusieurs jours et obtenir un gain de popularité inédit[12] – rendant ainsi crédible son ambition de défendre sa candidature aux Primaires de l’UMP – à la suite de ses propos sur la France identifiée à un « pays de race blanche. »

Certains ténors du Parti Socialiste ont également compris l’intérêt qu’ils pouvaient retirer du maniement de la provocation, cet instrument efficace pour celui qui sait l’employer dans le cadre d’une stratégie de communication bien définie, pour aiguiser l’appétit des médias et sonder l’opinion, notamment lorsqu’il s’agit de remettre en cause certains « dogmes » du Parti. Le potentiel polémique de ce sujet en particulier est tel qu’il peut conduire celui qui l’aborde à faire machine arrière, surpris par son ampleur. Ainsi François Rebsamen choisit-il de clore aussitôt le débat que ses propos d’inspiration libérale publiés par le magazine bourguignon Le Miroir avaient suscité en octobre 2014 en assurant que ceux-ci avaient été déformés[13] et obtient le retrait de l’entretien qu’il avait accordé. Moins d’un an plus tard, cette transgression idéologique est ouvertement assumée par Emmanuel Macron, Ministre de l’Economie, qui cible ses attaques contre les fameux « totems » idéologiques du Parti au pouvoir à coups de formules efficaces, comme les 35 heures (« [La gauche] a pu croire à un moment (…) que la France pourrait aller mieux, en travaillant moins. C’était des fausses idées », déclare-t-il en clôture de l’université du Medef en août 2015) ou le statut de la fonction publique (« Je ne vois pas ce qui justifie que certains cadres de mon ministère bénéficient d’un emploi garanti à vie, et pas le responsable de la cyber sécurité d’une entreprise », juge-t-il au cours d’un débat auquel assistent plusieurs journalistes en septembre dernier[14]), et en adressant des déclarations à l’inspiration ouvertement libérale (« Il faut des jeunes qui aient envie de devenir milliardaires » affirme-t-il en marge d’un événement high tech à Las Vegas). Une liberté de parole que lui autorise son affranchissement à l’égard des règles du Parti Socialiste (il n’est pas encarté) mais qui s’apparente à un brouillage idéologique pour au moins deux raisons : d’une part, la totale contradiction de ces propos avec le programme politique sur lequel le candidat François Hollande a été élu en 2012. L’attitude de celui-ci à cet égard reste ambiguë (il désavoue les propos de son ministre sans le rappeler explicitement à l’ordre) ; d’autre part le fond idéologique commun que l’actuel Ministre de l’Economie partage avec le principal parti d’opposition, Les Républicains, ce qui n’a pas échappé à Nicolas Sarkozy qui a appelé Emmanuel Macron à le « rejoindre[15] »

Les coups médiatiques font-ils réellement une politique aux yeux de l’opinion ?

 

 Ces coups médiatiques, qu’ils soient inspirés par des provocations verbales ou idéologiques, qu’ils viennent de gauche ou de droite, sont appelés à se généraliser tant les bénéfices qu’en retirent ceux qui les portent paraissent grands, du moins à court terme : ils se traduisent, sur le plan médiatique, à une monopolisation de l’agenda et des débats, et sur le plan de l’opinion, au gain de popularité qu’enregistrent les sondages d’opinion. Mais si ces polémiques présentent l’avantage de rendre enfin la parole politique momentanément audible, c’est au prix d’une « hystérisation » du débat public (critique adressée par Libération à l’émission On n’est pas couché qui accueille chaque samedi soir un responsable politique et au cours de laquelle les propos de Nadine Morano sur la « race blanche » furent prononcés) et d’une surenchère en termes de provocation qui ne peut que contribuer à discréditer la classe politique dans son ensemble. Le deuxième risque lié à ce phénomène est la confusion qui s’opère entre la posture médiatique affichée d’un responsable politique et la conviction politique qu’il entend défendre. Une telle confusion tend à assimiler l’acte politique à l’écho médiatique suscité par des postures à visée polémique. Non seulement les Français sont les dupes d’un tel malentendu mais les acteurs politiques eux-mêmes, aveuglés par le succès à court terme obtenu leurs sorties médiatiques.

Si l’on mesure les limites et les dangers de telles opérations, la mise en place a contrario d’une stratégie de communication réfléchie et structurée suffit-elle pour autant à valoriser la chose politique ? La question mérite d’être posée à la vision du documentaire diffusé en septembre dernier sur France 3, Un temps de président réalisé par Yves Jeuland qui suit l’action du Président de la République pendant une année et dont le véritable protagoniste, toujours au second plan mais omniprésent, n’est autre que Gaspard Gantzer, le conseiller en communication du Chef de l’Etat. Le documentaire valorise à tel point son efficacité qu’il semble réduire la politique menée par François Hollande à une affaire de communication. La succession des opérations médiatiques orchestrées par G. Gantzer en l’espace de quelques mois (interventions stratégiques du Président à la télévision, sur Canal+, sur Gulli ou face à John Paul Lepers ; l’ouverture d’un compte Instagram, la réactivation de son compte Twitter, etc.) témoigne en effet de son action volontariste. Mais ces initiatives menées tous azimuts peinent à délivrer les résultats attendus : permettre une remontée de la côte de popularité du Président en contribuant, notamment, à rendre l’action de celui-ci plus lisible par les Français. Assistons-nous ici aux limites de la communication politique lorsqu’elle se consacre uniquement à la « mise en scène du pouvoir » d’après les termes employés par Dominique de Villepin (qui lui-même ne s’est pas montré avare de coups médiatiques par le passé) en guise de commentaire du film ? Ou plutôt au paradoxe d’une communication efficace en elle-même, mais vide car décorrélée du projet politique qu’elle est censée portée, d’une communication qui ne désigne plus que l’impuissance du politique ?

                  Qu’elle soit au service de coups d’éclat médiatiques intentionnels ou d’opérations coordonnées mais donnant l’impression d’être vidées de leur substance, la communication politique telle qu’elle est trop fréquemment conçue par les responsables politiques et les communicants qui les entourent nourrit la défiance des citoyens à l’égard de la politique, perçue comme une succession de « coups de com’ » éloignés de leur quotidien et répondant uniquement à l’intérêt personnel de celui qui les utilisent. Cette défiance présente le danger pour les partis de gouvernement, déjà objets de dérision, de ne plus être entendus par les Français qui pourraient être tentés par le vote Front National ou l’abstention. Une nouvelle approche de la communication des responsables politiques, moins soucieuse d’exposition médiatique que de pédagogie et de rencontre avec les Français sur le terrain, paraît donc, dans le contexte actuel, représenter un enjeu démocratique essentiel.

[1] Enquête Odoxa pour Le Parisien-Aujourd’hui en France, réalisée par Internet les 17 et 18 septembre 2015.

[2] Sondage Ifop pour Le Journal du Dimanche, réalisé par téléphone les 9 et 10 octobre 2015.

[3] En France, le nombre de compte actifs sur Twitter s’élève à 2,3 millions selon les chiffres officiels.

[4] 61% des utilisateurs ont moins de 35 ans (pour un âge moyen de 22 ans), 33% habitent en Île-de-France et 19% sont des cadres supérieurs.

[5] Selon l’application Followatch qui mesure le nombre de tweets publiés lors de la diffusion d’émissions.

[6] Comme le souligne un article de Metronews publié au lendemain de l’émission : « Les twittos se font la voix du peuple devant Des paroles et des actes », 25 septembre 2015.

[7] Selon Followatch.

[8] « Gilles Boyer, « le bras gauche » d’Alain Juppé », Le Monde, 23 décembre 2014.

[9] Propos tenus en mars 2014 au site lorrain Lor’actu et au cours duquel M. Le Pen fait allusion à l’ex-époux de Christiane Taubira, Robert Delannon, ancien leader indépendantiste guyannais, condamné dans les années 80 à 18 mois de prison pour la préparation d’un attentat.

[10] « Aujourd’hui, lorsque l’on sort du politiquement correct, on est sanctionnés, vilipendés » déclare ainsi M. Le Pen au micro de France Inter le 15 septembre 2015.

[11] En 2009, celui qui occupait alors la fonction de Ministre de l’Intérieur avait lancé à l’adresse d’un militant UMP de père algérien : « Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes. » Ces propos, saisis par une caméra cachée, avaient été présentés par Brice Hortefeux comme une forme « d’humour auvergnat. »

[12] Elle obtient un score de 32% d’opinions favorables, selon une enquête Ifop-Fiducial d’octobre 2015, faisant ainsi jeu égal avec M. Le Pen.

[13] Au cours de cette interview, alors Ministre du Travail, il y affirmait notamment se battre « depuis longtemps pour une vision libérale de l’économie », estimant que les Français avaient conscience de la nécessité « d’adapter le système social » français en « renforçant les contrôles, en assouplissant les seuils, la législation sur les 35 heures, en autorisant le travail le dimanche. »

[14] « Pour Emmanuel Macron le statut de la fonction publique n’est « plus adéquat » », Challenges, 18 septembre 2015.

[15] « Pour Sarkozy, si Macron « pense ce qu’il dit, il doit quitter le gouvernement et nous rejoindre » », Le Monde, 24 septembre 2015.

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