Bilan du 4e ZINC : Les nouveaux entrepreneurs : relève ou exception de l’économie française ?

Bilan du 4e ZINC : Les nouveaux entrepreneurs : relève ou exception de l’économie française ?

C’est indéniable, ils sont tous différents les uns des autres. Cette nouvelle génération d’entrepreneurs se distingue par la variété des parcours et des profils qui la composent.

Certains sont issus du sérail des grandes écoles alors que d’autres sont des entrepreneurs de toujours qui se sont davantage « fait » sur le terrain.

Entre 2007 et 2014 le nombre de créations d’entreprise en France à doublé : La France serait donc devenu un pays d’entrepreneurs de crise … avant, peut-être, qu »ils ne deviennent l’un des moteurs de la reprise.

Si la population des nouveaux entrepreneurs est résolument hétérogène, tous confient une forte influence du digital, que cela soit dans leur business, leur innovation ou leur mode opératoire. La culture 2.0 de l’optimisation permanente est dans leur ADN et dans celui de leur équipe.

Eux qui créent, innovent, inventent, emploient et investissent ici devraient être accueillis en héros par une France en mal de talents et d’emplois… Et pourtant, c’est encore la grande méfiance envers ces « nouveaux entrepreneurs », véritables empêcheurs de tourner en rond et poil à gratter des différents secteurs : transport, communication, santé ou loisir.

Au fond on est en droit de s’interroger : la France n’a t elle pas l’esprit du business ? Être un entrepreneur aujourd’hui en France est-il toujours un parcours du combattant ? Enfin quels seraient les verrous à faire sauter pour faire rimer France et business ?

Alors que le Gouvernement de Manuel Valls semble donner des signes encourageants envers les créateurs et dirigeants d’entreprise, nous avons décidé de mettre en avant ces entrepreneurs lors de ce #ZincDo organisé avec nos partenaires Saxo Banque et l’Opinion.

  • Frédéric Mazzela (@mazaic) est le fondateur et Président de Blablacar, une plateforme communautaire de covoiturage lancée en 2004 devenue leader en Europe avec 10 millions de clients et qui vient de réussir une levée de fonds de 100m$ en juillet 2014 avec pour objectif de devenir le leader mondial du covoiturage.
  • Stanislas de Bentzmann (@S2Bentzmann) est le cofondateur de Devoteam, entreprise de services du numérique, et Président de Croissance Plus, réseau de 350 dirigeants de PME fondé en 1997.
  • Nicolas Beytout (@nicolasbeytout) est lui aussi entrepreneur puisqu’il a crée et qu’il dirige l’Opinion depuis 2013.

Voici un résumé des meilleurs moments de ce #ZincDO :

@nicolasbeytout : L’idée entrepreneuriat progresse mais pas l’image du patron. Le patron reste un personnage controversé

@S2Bentzmann : Aujourd’hui la société civile prend le pouvoir et les entrepreneurs sont représentatifs de la sortie de ce carcan

@nicolasbeytout Entrepreneur est un mot magique qui évoque la prise de risque, le développement personnel… Contrairement au mot patron

@S2Bentzmann : Le gouvernement pro-business n’a pas vraiment traversé la Manche

@S2Bentzmann La société civile prend le pouvoir » et les entrepreneurs sont les fers de lance du mouvement

@nicolasbeytout Il y a un grand écart entre le discours de Valls et la promesse du choc de simplification et la loi Hamon

@mazaic : En France, on ne remercie pas nos chercheurs, nos profs et nos journalistes, ça se traduit aussi par les salaires

@mazaic : On se braque sur le risque plus que sur l’opportunité en France, c’est un état d’esprit qu’il faut changer

@mazaic : Les verrous à faire sauter pour l’entrepreneuriat : déjà l’état d’esprit et les mots : opportunités plutôt que risques

@mazaic : En anglais, on dit Venture Capital : « fonds d’aventures », en France, on dit : « capital risque » : le poids des cultures !

@nicolasbeytout : La France a une obsession à pénaliser l’investissement

@nicolasbeytout : Réformes du marché du travail et de la fiscalité du patrimoine : 2 conditions pour favoriser l’entreprise

@S2Bentzmann : Enlever la bureaucratie de l’entreprise et favoriser les intérêts convergents

@mazaic : Dans nos études en France, on est très théorique alors que l’école américaine est plus pratique

@mazaic : Nous ne pensons pas assez global alors que des entreprises comme Spotify/Skype ont tout de suite dépassé le local

@S2Bentzmann : A travers la fiscalité, l’État pense qu’il alloue mieux l’argent que les chefs d’entreprise

@S2Bentzmann : La prise de risque n’est pas du tout valorisée en France, il faut qu’elle soit davantage défiscalisée

@nicolasbeytout : La droite demain devra se trouver un autre territoire de réformes. Elle ne peut pas répliquer 2007-2012

@mazaic : L’entrepreneuriat c’est un escalier qu’il faut gravir. Il n’existe pas d’ascenseur

 

 

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