A droite aussi c’est la primaire… de 2017 !

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Raphaël Leclerc

Co-fondateur Délits d'Opinion

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Biographie

Ancien élève de la Sorbonne, du Kings Collège à Londres et diplômé de la London School of Economics, Raphaël Leclerc a travaillé en institut d’études sur des thématiques d’opinion puis en cabinet de conseil en communication. Il est aujourd’hui Directeur Conseil au sein d’ELABE, un acteur hybride qui associe études, planning stratégique et conseil.

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Alors que six responsables politiques du Parti Socialiste et du Parti Radical de Gauche s’affrontent en vue de la désignation d’un candidat pour défendre leurs couleurs au printemps prochain, la droite semble attendre le début de sa campagne. Bruno Lemaire et Jean-François Copé mettent les bouchées doubles pour proposer au candidat Sarkozy les arguments chocs avec lesquels le candidat-Président sera chargé de l’emporter en mai 2012.

La situation est donc diamétralement opposée entre le PS et l’UMP.  D’un côté le PS semble divisé mais jure qu’il fera bloc derrière le candidat qui portera ses couleurs. A l’UMP, il  n’y a aucune  tête qui dépasse celle du président. Pourtant, en coulisse, les stratégies  des princes héritiers se mettent en place, quelle que soit l’issue du scrutin le 6 mai 2012.

Dans une récente enquête réalisée par l’Institut TNS Sofres pour Canal Plus, les Français se sont prononcés sur l’avenir de la droite, celle qui succèdera à l’UMP version Nicolas Sarkozy. Pour les sympathisants de droite la donne est claire : la réélection de Nicolas Sarkozy serait une bonne chose (65%). Un score relativement peu élevé que s’explique par la faible popularité du futur candidat mais aussi par la conséquence directe que cela pourrait avoir pour 2017 : un désir d’alternance renforcé.

Les Français interrogés sur le souhait de victoire pour 2012 sont répartis en 4 sous-ensembles. Par ordre décroissant, 35% souhaitent la victoire de la gauche, 23% confessent ne pas vouloir faire de choix. Enfin, 21% ne se prononcent pas, la même proportion souhaitant la victoire de la droite. Plus qu’un rapport de force entre la droite et la gauche ces  données indiquent un rapport de faiblesse de la vie politique française avec 44% des personnes interrogées qui ne souhaitent pas se prononcer. S’il l’on en croit ces chiffres, la bouffée citoyenne de 2007 ne se reproduira pas en 2012.  

Si Nicolas Sarkozy avait surpris en déclarant trois ans avant l’élection présidentielle qu’il pensait à cette échéance, ses héritiers sont d’ores et déjà sortis des starting-blocks. A la question « Parmi les personnalités suivantes, lesquelles selon vous incarnent le mieux l’avenir de l’UMP », les Français et les sympathisants UMP émettent des jugements différents. Les deux groupes s’accordent à penser que François Fillon incarne le mieux l’avenir de l’UMP (respectivement 40% et 70%). Pour les sympathisants UMP, le président du mouvement Jean-François Copé (35%) est lui aussi légitime. Derrière lui, les leaders en puissance sont une poignée à se disputer la place de numéro 3.

L’histoire a démontré qu’il n’existait pas de voie royale pour accéder à l’Elysée, seulement des incontournables comme le fait d’avoir été un ministre aux multiples casquettes, plutôt visible et avec une main mise sur le parti. Hier opposé à Xavier Bertrand dans cette quête, Jean-François Copé voit François Fillon se dresser sur sa route. En cas de défaite de la droite, ces candidats devront rivaliser d’inventivité pour émerger et s’imposer comme le leader de l’opposition. En cas de victoire de Nicolas Sarkozy, les cartes seraient rebattues et avec elles revues les scenarii pour 2017 !

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